Tatjana Malik : « En quête de vérité »

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Dans mon sac de voyage

vendredi 29 novembre 2019 à 11h00

Durée émission : 25 min

Tatjana Malik : « En quête de vérité »

© Daniel Bernard

De nationalité australo-suisse, Tatjana Malik travaille à la brigade de police scientifique franco-suisse. "Un lien indélébile", son premier polar, est publié aux Editions Mon village.

La première rencontre avec Tatjana Malik s’est faite de façon très conventionnelle : j’ai découvert son premier roman, un polar : Un lien indélébile (Editions Mon village). Le livre glace le sang, le courage de l’héroïne force l’admiration. Qui est donc l’auteur ? Elle était invitée sur une scène littéraire lors d’un salon du livre en Suisse, en septembre de cette année. J’étais au micro, face à elle. Soudain, l’envie me vint de l’inviter Dans mon sac de voyage. A la question : « Croyez-vous à quelque chose ? » la jeune inspectrice répond : « Oui, certainement, quand je vois un cadavre, je me dis que quelque chose est au-dessus de tout cela, la vie. Mais je ne suis pas baptisée. » 

L’émission d’aujourd’hui est particulière. Elle est née d’un besoin, le mien, d’élargir l’horizon de mes rencontres. Toutefois, pour la première fois, on peut entendre à l’antenne une certaine retenue, comme une crainte : celle de dire ce que la hiérarchie de la police vaudoise pourrait lui reprocher d’avoir dit ! Pour la première fois, j’accepte de faire entendre à mon invitée la version finale de ce que j’ai enregistré, en plusieurs moments, interrompus par un modeste : « Cela, je ne peux pas répondre, je ne peux pas dire, je suis tenue par mon devoir de réserve. » Aussi ai-je obtempéré. Nécessité faisant loi. Ce que l’on ne mesure pas, c’est que nous étions dans la vérité des enquêtes de morts violentes, avec des suspects et des dossiers en cours. Ce que Tatjana Malik a sans doute compris, c’est que la recherche que j’opérais se faisait dans un sens humain et pondéré. Elle a conclu le moment de l’enregistrement en m’avouant qu’elle avait su dire non à nombre de médias. Pourquoi nous alors ? Sans doute que la Joie se partage, et que cela se sent dès que la machine enregistre. Merci à Tatjana.

Cursus de Tatjana Malik

Tatjana a suivi une partie de sa scolarité en Australie puis, en Suisse. Cette expérience de vie à l’autre bout de la terre lui a certainement insufflé l’amour des grands espaces et celui des voyages en terres encore plus ou moins vierges. Après son gymnase effectué sur le sol vaudois, elle a poursuivi ses études dans le domaine paramédical, où elle a obtenu, après quatre ans de formation, les diplômes d’Infirmière niveau I et niveau II.

Cependant, son attrait depuis l’adolescence pour le métier de policier, fait qu’elle postule pour intégrer en 2002 le corps de police, d’abord en tant que gendarme, puis par la suite en tant qu’inspectrice, au sein de la police cantonale vaudoise. Après plusieurs années d’enquêtes, elle s’est tournée vers le domaine des sciences forensiques, sa passion de toujours. Elle a ainsi rejoint la brigade de police scientifique, tout en effectuant une formation, en cours d’emploi, sur les différentes techniques employées sur le terrain et en laboratoire. Depuis peu, elle a obtenu un poste de spécialiste au sein de la "Cellule de renseignement forensique" de ladite brigade.

Le livre : Un lien indélébile (Editions Mon village)

Le corps d'une femme en état de putréfaction avancée est découvert dénudé et méconnaissable, dans un appartement sordide à Chapelle, dans le Canton de Vaud. Malaise, accident ou crime ?
​L'inspectrice Jessica Aeby, de la police scientifique, est loin de se douter que ses démarches pour identifier le cadavre engendreront des réactions en chaîne irrationnelles et démoniaques, jusqu'à ouvrir les portes de l'horreur...
Un lien indélébile est le premier roman de Tatjana Malik, inspectrice à la police de sûreté vaudoise. Il s’agit d’un polar associant des techniques en sciences forensiques à une histoire purement fictive, nom des personnages et description des lieux y compris. « J’ai tenu à conserver un certain réalisme au niveau du rythme d’enquête et des techniques judiciaires employées, basés sur mon expérience professionnelle. Le genre de polar est dès lors peut-être un peu différent de ce que vous avez l'habitude de lire…»
 
 

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A travers ses voyages, Daniel Bernard a mis dans son sac toutes les larmes et tous les sourires qu'il lui ont été donné de croiser. Une conversation originale avec des hommes et des femmes pour lesquelles la foi et la spiritualité n’étaient pas un a priori.

Le présentateur

Daniel Bernard

Sa vie professionnelle s’étend du cinéma à la télévision. Des années 70, où il travaille avec Jean-Luc Godard, au début du XXIe siècle, où il dirige la télévision locale genevoise, il pratique son métier de cinéaste comme réalisateur, puis comme journaliste. Il rejoint RCF de 2012 à 2015 pour l’émission « Entrelacs ». En parallèle, il écrit depuis toujours et il publie depuis les années 90. Ses voyages autour du monde l’ont nourri de culture et son éclectisme transparaît clairement dans sa façon de voir le monde. « Dans mon sac de voyage » est une émission culturelle qu’il produit et anime depuis octobre 2017.