Un an après Charlie, honorer les victimes

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Le Temps de le dire

jeudi 7 janvier 2016 à 9h03

Durée émission : 55 min

Le Temps de le dire

© JOEL SAGET / AFP

"JE suis Charlie": les attentats de l'année 2015 ont frappé chacun à titre individuel. Honorer les morts c'est aussi se rapprocher les uns des autres. On en parle avec Stéphanie Gallet.

Il y a un an deux hommes encagoulés faisaient leur entrée dans les locaux de Charlie Hebdo et commençaient à tuer. Pendant trois jours la France sidérée a suivi leur course terrifiante et celle de leurs complices. Très rapidement on a commencé à compter les morts. Ces journées sanglantes ont tué 17 personnes, des membres du journal satirique et des visiteurs qui assistaient à la conférence de rédaction, des policiers à Paris et à Montrouge, des clients de l'Hyper Cacher dans le XXè arrondissement de Paris. Des hommes et des femmes souvent exécutés à bout portant. L'émotion en France et dans le monde a été intense.

Des dessinateurs, des juifs, des policiers: ces gens n'avaient pas été tués par hasard mais pour ce qu'ils étaient et pour ce qu'ils représentaient. Des images "Je suis Charlie" ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, jusqu'à apparaître sur des affiches fixées en vitrine des magasins ou tenues à bout de bras lors de rassemblements. Le tout culminant le 11 janvier 2015, où à peu près 4 millions de manifestants en France ont marché pour dire non au terrorisme et redire les valeurs de la France. Mais tout cela n'était qu'un début. Le 13 novembre 2015, 11 mois plus tard, la France connaissait à nouveau une soirée de terreur au Bataclan et sur les terrasses de trois cafés du Xè arrondissement parisien.

Depuis mardi 5 janvier 2016, des plaques commémoratives sont dévoilées. Des démarches officielles qui s'intègrent dans un ensemble plus vaste d'initiatives personnelles et spontanées. Rapidement après les attentats, on a vu en effet des anonymes installer des bougies, des fleurs, des messages manuscrits, des photographies... des objets pour signifier une douleur, pour ne pas oublier, pour se recueillir. La place de la République à Paris est devenue centrale dans ces démarches. "Les gens venaient mettre un petit morceau d'eux", observe Aline Leclerc. Pour le sociologue Gérôme Truc, cela concrétise un sentiment de proximité ou d'appartenance. "La réapparition de pratique quasiment religieuse, la tradition de l'ex-voto", pour Frédéric Boyer.

Invités

  • Aline Leclerc , journaliste au Monde

  • Gérôme Truc , sociologue

  • Frédéric Boyer , écrivain, éditeur, traducteur

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L'émission

Tous les jours du lundi au vendredi à 9h03

La grande émission interactive pour aborder tous les sujets de société, qui font l'actualité. Antoine Bellier reçoit ses invités pour réfléchir, approfondir, apprendre et donner du sens à tous les sujets du moment. Posez vos questions ou témoignez en direct pendant l’émission 04 72 38 20 23 ou par mail à l'adresse letempsdeledire[arobase]rcf.fr.

Le présentateur

Stéphanie Gallet

Journaliste à RCF depuis plus de 16 ans, Stéphanie s’intéresse à tout et tout l'intéresse. Elle aime les gens et voyage sans écouteurs.  Elle a presque tout appris en Bourgogne et garde dans son cœur un petit village du Minervois même si elle porte fièrement les couleurs de la Seine-Saint-Denis.