"Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés" (Jn 11, 45-57)

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Prière du matin

samedi 4 avril à 5h45

Durée émission : 5 min

"Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés" (Jn 11, 45-57)

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"Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés"

Méditation de l'évangile (Jn 11, 45-57) par le père Sébastien Antoni

PAS DE CHANT FINAL

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
quand Lazare fut sorti du tombeau,
          beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.
          Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens
pour leur raconter ce qu’il avait fait.
          Les grands prêtres et les pharisiens
réunirent donc le Conseil suprême ;
ils disaient :
« Qu’allons-nous faire ?
Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
                   Si nous le laissons faire,
tout le monde va croire en lui,
et les Romains viendront détruire notre Lieu saint
et notre nation. »
          Alors, l’un d’entre eux, Caïphe,
qui était grand prêtre cette année-là,
leur dit :
« Vous n’y comprenez rien 
          vous ne voyez pas quel est votre intérêt :
il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple,
et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
          Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ;
mais, étant grand prêtre cette année-là,
il prophétisa
que Jésus allait mourir pour la nation ;
          et ce n’était pas seulement pour la nation,
c’était afin de rassembler dans l’unité
les enfants de Dieu dispersés.
          À partir de ce jour-là,
ils décidèrent de le tuer.
          C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement
parmi les Juifs ;
il partit pour la région proche du désert,
dans la ville d’Éphraïm
où il séjourna avec ses disciples.
          Or, la Pâque juive était proche,
et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem
pour se purifier avant la Pâque.
          Ils cherchaient Jésus
et, dans le Temple, ils se disaient entre eux :
« Qu’en pensez-vous ?
Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
          Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres :
quiconque saurait où il était devait le dénoncer,
pour qu’on puisse l’arrêter.
 
Source : AELF

Méditation Père Sébastien Antoni    

« Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête… »
Etrange question ! Non pas parce que nous serions à la veille de la passion et qu’il serait ici inconvenant de parler de fête. N’oublions pas que la Passion de Jésus se déroule au cours de la fête juive par excellence. C’est la fête de la Pâques, qui célèbre la libération du peuple d’Israël et à laquelle la Résurrection du Christ donnera tout son éclat dans la libération de toute l’humanité, non pas d’un quelconque ennemi mais de la mort elle-même! 
Etrange question de savoir si Jésus sera oui ou non à la fête quand on sait qui est vraiment Jésus… Car s’il y en a un qui aime la fête et n’en rate aucune, c’est bien lui !
Sa naissance apparaît comme une fête grandiose à ciel ouvert, où les anges se mêlent aux bergers dans une joie qui n’en finit pas. Une fête qui dépasse toutes les frontières et qui casse tous les codes puisque les mages, ces sérieux savants qui sont à l’autre bout du monde, en seront touchés et laisseront leurs travaux pour se mêler à la danse. Comme tout bon juif qui se respecte, Jésus ne manquera pas de participer chaque année à la fête de la Pâque à Jérusalem et à 12 ans, nous le savons, il sera le dernier à vouloir en partir… Avec ses disciples, Jésus continue de faire la fête ! Sa religion ne le lui interdit pas… même s’il est un rabbi, un homme de Dieu, un enseignant… son premier discours sur le mont des Béatitudes est clairement orienté vers la Joie pour Tous, ses grands rassemblements deviennent de plus en plus comme des gigantesques pique-niques où tout le monde est le bienvenu. Et même s’ils sont toujours improvisés à la dernière minute, il ne manque jamais de rien. La joie et la fête se multiplient comme des petits pains…
Pour Jésus, la vie est une fête à l’image de ce berger pour qui retrouver chaque brebis perdue est une fête… quand il rend la vue à un aveugle, c’est une fête ! Quand il guérit les lépreux, les estropiés, les sourds et les muets…
Alors, qu’en pensez-vous ? Viendra t-il à la fête ? L’Evangile s’achève comme il a commencé, par une fête ! Comme à Cana, et c’était un signe de ce qui se réalise maintenant à Pâques, il sera d’abord caché mais présent, puis à la dernière heure, lorsqu’il n’y aura plus de vin… lorsqu’il entendra chacun crier « J’ai soif ! », il ira vers ses disciples, ses serviteurs, pour que l’eau devienne du vin, pour que la mort devienne la vie et que la vie devienne une fête et une fête sans fin…
Alors, qu’en pensez-vous ? Viendra t-il à la fête ?

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