Agnès Obel, la fée danoise par Baudouin de Guillebon

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vendredi 21 février à 8h52

Durée émission : 3 min

Agnès Obel, la fée danoise par Baudouin de Guillebon

© Myopia / Agnès Obel

Aujourd'hui sort un nouvel album d'Agnès Obel, une musicienne et chanteuse que l'on pourrait qualifier d'inclassable ?

Certains l’appellent la fée de la musique, pour ses origines danoises, d’autres la comparent à la chanteuse irlandaise Enya. Et pour ceux qui ne sauraient pas de qui l’on parle, voilà comment l’on a découvert Agnès Obel, c’était il y a 10 ans très exactement.
             
Inclassable, c’est le mot que vous avez utilisé Antoine, elle l’est tout d’abord parce qu’elle a créé un monde bien à elle, unique. Un monde inspiré du calme et de la légèreté du piano d’Erik Satie, des inspirations de Debussy et de Ravel avec des motifs qui reviennent comme sur une tapisserie, parfois rehaussés d’un coup d’archet de violon et de violoncelle. 

Et que trouve-ton dans ce monde : Agnès Obel nous fait-elle réfléchir ou veut-elle simplement nous divertir ?

 
Elle semble ici se situer à la croisée des chemins, elle aime aborder des sujets de réflexion, la vie privée sur les réseaux sociaux, ou encore dans cet album « Myopia », les limites de notre esprit, qu’elle cherche à sonder, et à sublimer par sa musique : « Il me fallait trouver des sons qui pouvaient représenter mon esprit, mon expérience des choses, mes souvenirs, mes rêves. »
              
Et en même temps, elle nous enchante, nous berce dans un univers onirique où sa voix change d’octaves, modifiée, travaillée, ensorcelée. Il y a ce désir, chez Agnès Obel de réenchanter le monde. Elle n’est pas une musicienne engagée, mais une musicienne qui invite, comme autrefois Alice, à entrer dans un monde perçu autrement, où les sons et les sens se mêlent : « Je suis de ceux qui peuvent se glisser dans un terrier de lapin avec une quelque chose et en ressortir six heures plus tard. »

C’est peut-être ça écouter le dernier album d’Agnès Obel, une plongée dans un rêve de quelques heures où la fée danoise mène la danse : « Je pense parfois, dit-elle que les expériences musicales sont plus réelles que ce que l’on appelle le monde réel. »
              
Entrons dans son monde et voyons.
 

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Chaque vendredi dans la Matinale RCF, David Groison commente une photo de presse.

Le présentateur

David Groison

David Groison est rédacteur en chef du magazine Phosphore, édité par Bayard et destiné aux 14-19 ans. Il est également directeur des titres ados du groupe (Okapi, I love English) Il est enfin l'auteur de plusieurs ouvrages sur la photo chez Actes Sud Junior (Prises de vue, l'histoire vraie des grandes photos). Le matin, il a toujours une petite goutte de sueur au front : été comme hiver, il vient au studio à vélo. @DavidGroison