"Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël" (Mt 10, 1-7)

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Prière du matin

mercredi 11 juillet à 5h45

Durée émission : 5 min

"Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël" (Mt 10, 1-7)

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"Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël"

Méditation de l'évangile (Mt 10, 1-7) par le père François Lestang

Chant final : "Avec des liens d'amour (brebis égarée)" par les bénédictine de Sacré Coeur de Montmartre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée,
et Jean son frère ;
    Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
    Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
    Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
    Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche. »

Source AELF
 

Méditation Père François Lestang

La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Dans l’épisode évangélique qui précède ce texte, et que nous avons lu hier, Jésus réagissait par ces mots à la vue de tant d’hommes et de femmes qui étaient « désemparées et abattues comme des brebis sans berger » et dont il avait eu compassion. Devant l’ampleur des foules à rejoindre, il s’était tourné vers le Père, et avait demandé à ses disciples de prier eux aussi pour que le Père envoie des ouvriers à sa moisson.

En conséquence de cette prière, Jésus se démultiplie. Tout ce qu’on l’a vu faire auparavant, il le confie à ses disciples : comme lui, ils pourront expulser les démons ; comme lui, ils pourront guérir « toute maladie et toute infirmité », comme lui, ils vont proclamer que le royaume des Cieux est tout proche. Mais leur nombre reste étonnamment limité, puisqu’ils ne sont que douze.

Bien sûr, ce nombre est porteur d’un symbolisme, puisque le peuple d’Israël se compose de douze tribus, selon le nombre des fils du patriarche Jacob. Si Jésus, après avoir prié, ne reçoit du Père que douze missionnaires, c’est pour un objectif bien précis, qui concerne le peuple d’Israël, et lui seul. Les disciples sont choisis parmi ce peuple, et envoyés vers lui, vers ce peuple que le prophète Jérémie appelait « première gerbe de la récolte du Seigneur ». Israël est bien le début de la moisson de Dieu.

Cette priorité d’Israël, peuple que le saint pape Jean-Paul II appelait « nos frères bien aimés et, en quelque sorte nos frères aînés », cette priorité peut nous déranger ; elle est pourtant une constante dans le Nouveau Testament.

Cependant, si les Douze ne sont envoyés aujourd’hui qu’à Israël, et pas aux Samaritains ni aux autres nations, c’est peut-être pour nous enseigner qu’avant de vouloir aimer les hommes du monde entier, en leur annonçant l’Evangile, en les guérissant et en chassant les démons, il faut commencer par accueillir la mission que Dieu me désigne, avec les quelques ouvriers qu’il m’envoie, vers ces brebis qui ont suscité la compassion de Jésus.

Dieu notre Père, merci d’avoir choisi Israël pour porter ton nom très saint, merci d’être le berger d’Israël et d’en prendre soin en priorité ; donne-moi d’aimer ce que tu aimes, et de chercher toujours plus à faire ta volonté.
 

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