Antidia Citores, la marée noire à l'île Maurice

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L'invité de la rédaction

mercredi 12 août à 8h10

Durée émission : 7 min

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© 2020 AFP - Les bénévoles ont créé des barrages composés de cheveux et de paille pour pomper le pétrole déversé dans les eaux.

Le 25 juillet, un navire japonais s’est échoué sur les côtes de l’île Maurice, dans l’océan Indien, déversant du fioul dans les eaux. Des bénévoles tentent de nettoyer la plage et les eaux.

"Plus de 1.000 tonnes d’hydrocarbure se sont déversées dans une zone sensible", alarme Antidia Citores, responsable du lobbying et porte-parole au sein de la fondation Surfrider pour la protection des océans. Le navire, MV Wakashio, s’est échoué au sud-est de l’île Maurice, le 25 juillet dernier. Alors que le vraquier transportait près de 4.000 tonnes de pétrole, une fissure dans la coque fait craindre le déversement de ce fioul. Les bénévoles et les organisations non-gouvernementales se sont mobilisés pour tenter de limiter les dégâts.

 

Une catastrophe écologique

Pour Antidia Citores, "le pire scénario a déjà commencé ".  Alors que des bénévoles se sont employés à mettre en place des barrages rudimentaires composés de cheveux et de paille pour pomper le pétrole, celui-ci "s’est déversé sur une zone sensible composée de mangroves. Elles sont étouffées par le mazoute", soutient la porte-parole. Mais le danger pèse également sur "les coraux et les oiseaux qui vivent sur cette zone", appuie-t-elle. D’autant que l’épidémie de Covid-19 ne facilite pas l’arrivée de matériel par avion, laissant s’aggraver la catastrophe écologique.

 

Réaction tardive du gouvernement

Selon la responsable du lobbying de Surfrider, "aucune demande d’aide n’a été faite à ce jour de la part de l’île Maurice. Le gouvernement a réagi assez tardivement". Alors que le navire s’est échoué fin juillet, les bénévoles espéraient "une anticipation de la dépollution, pour faciliter au mieux le pompage du fioul". En effet, la porte-parole évoque "la mise en place du plan Polmar par la France". Ce plan d’intervention qui est déclenché en cas de pollution marine accidentelle, institué depuis 1978, n’a pas été mis en œuvre. Une situation qui suscite "l’indignation des bénévoles car il ne s’agit pas de la première marée noire", selon la responsable.

 

Demande de reconnaissance du préjudice écologique

Pour Antidia Citores, des "mesures sont à prendre, et notamment la reconnaissance du préjudice écologique". Même si, selon la porte-parole, "une convention serait applicable pour obtenir un dommage économique, il y a toujours la question du dommage écologique : est-ce que celui sera indemnisé ? Ce sont des questions que l’on se pose encore aujourd’hui."

 

Invités

  • Antidia Citores, responsable du lobbying et porte-parole au sein de la fondation Surfrider pour la protection des océans

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