"Au jour du Jugement, Tyr et Sidon et le pays de Sodome seront.." (Mt 11,20-24)

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Prière du matin

mardi 16 juillet à 5h45

Durée émission : 5 min

"Au jour du Jugement, Tyr et Sidon et le pays de Sodome seront.." (Mt 11,20-24)

© David Zawila UNSPLASH

"Au jour du Jugement, Tyr et Sidon et le pays de Sodome seront traités moins sévèrement que vous"

Méditation de l'évangile (Mt 11, 20-24) par le père Bernard Devert

Chant final: "Cantique du serviteur" par la communauté du Chemin Neuf

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus se mit à faire des reproches
aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles,
parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
ces villes, autrefois, se seraient converties,
sous le sac et la cendre.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ?
Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi
avaient eu lieu à Sodome,
cette ville serait encore là aujourd’hui.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

Source : AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

Malheureuse es-tu Corazine ! Malheureuse es-tu Bethsaïde !
Loin d’une malédiction, nous entendons le cri de la souffrance de Jésus qui voit des hommes et des femmes se perdre. Cri en forme de SOS, d’une espérance qui jamais ne s’éteint dans le cœur du Christ. 
Le péché c’est de privilégier l’instant sur l’avenir, le virtuel sur le réel, le temps sur l’éternité, si bien que l’inessentiel ravage les relations.
Revenir à l’essentiel, c’est entrer dans une conversion pour refuser ces abîmes qui déchirent le tissu social, créant de tels fossés - nés de ces chocs et conflits d’intérêts - que le ‘vivre ensemble’ reste une utopie. 
« Comme elles sont belles, les villes remplies d’espaces qui regroupent, mettent en relation et favorisent les rencontres. Comme elles sont belles, les villes qui dépassent la défiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents ». (Pape François dans son encyclique Laudato Si). 
Il faut de l’audace non point pour dénoncer mais pour changer ce qui doit l’être afin que l’inhospitalité, meurtrière de l’humain, soit remplacée par ce prendre-soin où l’autre peut enfin trouve sa place. 
Quel drame quand une famille est condamnée à vivre dans des surfaces si contraintes que l’enfant doit faire ses devoirs dans un cabinet de toilette. Rien n’est ici exagéré. 
L’habitat des plus pauvres ne saurait être un espace qui leur est destiné. Il doit être un lieu habitable par et pour tous afin de bâtir cette heureuse mixité donnant cœur et corps à la fraternité. Une utopie ? Non, une vérité suivant l’expression de Victor Hugo.
Dieu ne s’habitue pas au malheur, à la différence de l’homme ; il est vrai que lui seul est humain.

 

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