Bientôt à la TV, deux films à (re)voir absolument!

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La chronique Cinéma

mercredi 8 avril à 8h52

Durée émission : 3 min

La chronique Cinéma

Les cinémas sont fermés, Valérie de Marnhac nous propose donc deux films sur petit écran: "Dimanche à la campagne" de Bertrand Tavernier et "All is lost" de J.C Chandor, avec Robert Redford

Je connaissais Claude Carrez depuis peu, mais nous partagions par ondes interposées notre amour du cinéma. Je lui dédie donc le premier film de cette chronique, que j’avais déjà choisi en fait, mais qui lui va comme un gant ! C’est un film de Bertrand Tavernier et je les imagine très proches tous les deux, tant ils ont de points communs ! Déjà l’attachement profond à leur ville de Lyon, leur immense culture cinéphile et leur talent si précieux de passeurs du 7°art, et aussi une forme d’engagement social qui a toujours placé l’homme -et le public- au cœur de leurs actions. J’offre donc à Claude ce « Dimanche à la campagne » accompagné de la très belle musique de chambre de Gabriel Fauré

Le film est programmé lundi prochain sur Arte, « Un Dimanche à la campagne » est en fait le premier film d’un cycle Bertrand Tavernier prévu en avril sur la chaine culturelle. Et on y retrouve la toute jeune Sabine Azéma dont ce fut le premier grand rôle. Et le délicieux Louis Ducreux, homme de théâtre moins connu, mais qui nous bouleversa à l’époque, dans ce rôle de vieil homme veuf, qui reçoit chez lui ses enfants et petits-enfants, le temps d’une journée ensoleillée de fin d’été. Je ne l’avais pas revu depuis sa sortie en salles en 1984 mais j’en avais gardé un souvenir ému. Et j’ai retrouvé les mêmes sensations. Cette nostalgie du temps qui passe, ces petits bonheurs quotidiens faits de rien, un thé sous une tonnelle, une sieste à l’ombre des arbres.

Ce film aborde par petites touches impressionnistes, les incompréhensions familiales, les préférences à peine masquées, les jalousies ravalées. Et Michel Aumont et Sabine Azema, en frère et sœur que tout oppose, sont formidables : lui, en bon époux effacé et conventionnel, et elle, au contraire, bouillonnante, indépendante, gaie. Et puis l’enfance, présente tout au long du film. Dès le générique avec des comptines chantées en fond sonore, puis sous forme de souvenirs ou de rêves, comme images d’un bonheur idéal. Le tout avec une intelligence de mise en scène totale ! Je citerai juste ce lent retournement de caméra final, qui accompagne Monsieur Ladmiral dans son atelier de peinture, en passant d’un modèle de nature morte à celui d’une nature extérieure lumineuse.

Et pour la Semaine sainte, j'ai une autre proposition : il s’agit du film ALL IS LOST, de J.C. Chandor, sorti en 2013, avec Robert Redford. Alors ce n’est pas un film religieux à proprement parler, c’est même un film d’aventure, assez unique, avec un vrai suspense. L’histoire d’un homme, seul à bord de son voilier, victime d’une avarie et qui va devoir lutter pour sa survie, au milieu de l’océan indien, avec comme seules ressources, son intelligence et son espérance. Mais c’est une magnifique ode à la vie et un chemin de dépouillement propice à une conversion.
 

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Le présentateur

Valérie de Marnhac

Valérie de Marnhac est membre de l'association SIGNIS, pour qui elle anime des ciné-débats, et a participé aux Jurys œcuméniques des Festivals de Cannes, Fribourg, Téhéran... Elle est également conférencière pour le l’association venez et voyez www.venezetvoyez.fr