Brexit: to be or not to be ?

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La chronique Europe

vendredi 8 mars à 7h20

Durée émission : 3 min

​Alors que la date du Brexit fixée par Theresa May au 29 mars au soir approche à grand pas, où en sont où les Britanniques ?

En fait, ils sont bien embêtés ! Ils avaient voté en juin 2016 pour sortir de l’Union européenne, mais personne ne leur avait dit ce que cela voudrait dire concrètement pour eux après le Brexit. Et de fait, ils ne sont pas d’accord. Mais puisqu’ils veulent sortir, c’est à eux de nous dire comment : ce n’est pas l’Union européenne qui va leur imposer quoi que ce soit. En revanche, les Européens ne peuvent pas accepter qu’ils s’en tirent avec le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Ils ne peuvent pas avoir un pied dehors (c’est-à-dire ne rien payer ni respecter aucune règle commune) et un pied dedans (avoir accès au marché intérieur des 27)!   
 

Alors que va-t-il se passer la semaine prochaine les 12, 13 et 14 mars ?

D’abord, mardi 12, il y a vote sur l'accord de sortie négocié par Theresa May avec les Européens. Mais à cette occasion, un amendement demandant un second referendum pourrait être soumis. Si l’amendement est approuvé, le peuple votera cette fois probablement sur l’accord de Theresa May, et il y aura un délai sur la date du Brexit. Mais si l’amendement est rejeté, alors soit l’accord de May est approuvé, soit il est encore rejeté et c’est la 2e étape.

En cas de rejet, le lendemain, le 13 mai, elle a promis d’organiser au parlement un vote sur le hard brexit, une sortie sans accord. Soit le parlement vote pour garder le hard brexit comme option sur la table, soit il refuse tout hard Brexit, et c’est la 3e étape.
Dans ce cas, le lendemain le 14 mars, May a promis un vote sur un report de la date du Brexit.

Mais là, encore faut-il qu’ils se mettent d’accord sur pour combien de temps et pour quoi faire : renégociation, brexit plus doux, second referendum ? Il faudra aussi que les Européens l’acceptent. Et si les Britanniques ne se mettent pas d’accord sur un délai, alors il y aura négociation d’urgence ou hard Brexit. Bref, dans quel pétrin ils se sont mis !
 

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Le vendredi à 7h20

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Le présentateur

Edouard Simon

Edouard Simon est directeur du bureau de Bruxelles du think-tank Confrontations Europe