David Groison, du magazine Phosphore: "on a tous 15 ans sur plein de sujets"

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Le Grand Invité

mercredi 25 avril à 8h10

Durée émission : 15 min

David Groison, du magazine Phosphore: "on a tous 15 ans sur plein de sujets"

Le magazine Phosphore lance une nouvelle formule, bimensuelle, afin d'aider les jeunes à mieux comprendre le monde d'aujourd'hui, et à décrypter l'information loin des réseaux sociaux.

Phosphore sort une nouvelle formule, bimensuelle à l’heure où l’on se pose la question de l’intérêt pour les jeunes de lire encore un magazine papier. "C’est la question que l’on s’est posée. On a demandé aux adolescents leur journal idéal. On s’est rendu compte qu’ils avaient besoin de papier, mais plus de la manière traditionnelle. On fait un pari dingue, on en donne deux fois plus. On va arriver tous les 15 jours. L’idée était d’avoir une expérience plus resserrée, d’avoir un magazine qui a moins de pages, mais qui sera plus positif, qui donnera plus de place aux sujets avec l’expérience de vouloir le lire en une heure" explique ​David Groison, rédacteur en chef du magazine Phosphore, chargé des publics de plus de 12 ans chez Bayard.
 

Aider les jeunes à regarder le monde d'aujourd'hui

Moins de texte, mais des choix éditoriaux plus forts, c’est la recette du nouveau magazine Phosphore. "Il fallait que l’on soit plus positif. Il faut changer de lunettes. Les aider à regarder le monde d’aujourd’hui, et à se projeter dans le monde de demain" ajoute David Groison, qui précise que les jeunes ont envie de papier. "Ils ont envie de se poser, d’avoir une parole vérifiée" lance-t-il.

Malgré cette appétence pour le papier, les jeunes restent majoritairement accros aux écrans. "Ils sont accros aux écrans. Mais il y a tout un écosystème autour de Phosphore. Il y a une application mobile, une chaîne YouTube. On est obligé, si on a un journal papier, d’être présent sur les écrans. L’important, c’est d’être en coconstruction avec eux. La nécessité de la presse jeunesse, c’est de les aider à mieux comprendre. Le mot clé, c’est pédagogie. C’est aussi le plaisir" précise David Groison.
 

"Nous avons tous 15 ans sur certains sujets"

Le rédacteur en chef de Phosphore explique que grâce à la presse jeunesse, les sujets dont on parle s’invitent à la table familiale, et permettent de débattre ensemble. Cette presse peut également protéger ce jeune public des fake news, même si David Groison ne croit pas que les jeunes soient des cibles privilégiées. "Je ne suis pas sûr que les jeunes sont des cibles privilégiées. Ils sont une cible, comme nous tous. Il leur manque des bases, des éléments de contexte, d’information, mais au fond, nous avons tous 15 ans sur certains sujets" analyse-t-il.

"Nous avons plein de rubriques dans Phosphore pour les aider. On a un atelier de décryptage d’images. On va vérifier certaines informations fausses pour les déconstruire. On va faire ce travail avec eux, je l’espère, s’ils nous suivent" conclut David Groison.

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Chaque matin, Stéphanie Gallet reçoit une personnalité au cœur de l’actualité nationale ou internationale. Décryptage singulier de notre monde et de ses enjeux, mais aussi découverte d’un parcours, d’un engagement. Au cœur de la grande session d’information du matin, une rencontre quotidienne pour prendre de la hauteur avec bienveillance et pour donner du sens à l’information.  

Le présentateur

Stéphanie Gallet

Journaliste à RCF depuis plus de 16 ans, Stéphanie s’intéresse à tout et tout l'intéresse. Elle aime les gens et voyage sans écouteurs.  Elle a presque tout appris en Bourgogne et garde dans son cœur un petit village du Minervois même si elle porte fièrement les couleurs de la Seine-Saint-Denis.