En Algérie, les manifestants ne veulent pas de l'élection présidentielle

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jeudi 28 novembre à 7h12

Durée émission : 7 min

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© RYAD KRAMDI AFP

Ils étaient encore des milliers d’Algériens à se rassembler mardi et vendredi dernier pour s'opposer à l’élection présidentielle du 12 décembre. Une autre mobilisation est attendue demain.

Depuis le début de la campagne présidentielle, il y a deux semaines, le climat social et politique s’est encore tendu dans le pays. Cette semaine l’Algérie est entrée dans son 10ème mois de contestation. Cela fait maintenant 40 fois que les Algériens se rassemblent tous les vendredis. Quarante fois que les étudiants se rassemblent tous les mardis. Tous manifestent contre le régime en place et contre la tenue des élections le 12 décembre prochain.

Ce scrutin a déja été reporté deux fois cette année. La question est de savoir si un nouveau délai est possible. Ce mouvement de contestation, le Hirak, prend sa source le 22 février dernier. Sa première victoire est d’avoir obtenu en avril dernier le départ d'Abdelaziz Bouteflika. Depuis, l’intérim est assuré par Abdelkader Bensalah. Mais celui qui donne le tempo c’est bien le chef de l’Etat-major, Ahmed Gaid Salah.

Ce dernier souhaite absolument organiser ces élections le 12 décembre prochain. Une manière pour lui de préserver le régime dont les manifestants veulent tous la chute. Pour l’instant, la campagne est menée plutôt discrètement par les cinq candidats en lice. Ils sont massivement rejetés par tous les manifestants qui réclament un renouveau. Mais ces cinq candidats ont été biberonnés à l’ancien régime. On compte même parmis eux deux anciens Premiers ministres.

 

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