"Entrée Messianique" (Mt 21, 1-11)

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Prière du matin

dimanche 5 avril à 5h45

Durée émission : 5 min

"Entrée Messianique" (Mt 21, 1-11)

© benny-jackson-UNSPLASH

"ENTRÉE MESSIANIQUE"

Méditation de l'évangile (Mt 21, 1-11) par la pasteur Nicole Fabre

Chant final: "Hosanna, béni soit celui qui vient nous sauver" par la communauté de l'Emmanuel

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,
arrivèrent en vue de Bethphagé,
sur les pentes du mont des Oliviers.
Alors Jésus envoya deux disciples
            en leur disant :
« Allez au village qui est en face de vous ;
vous trouverez aussitôt une ânesse attachée
et son petit avec elle.
Détachez-les et amenez-les moi.
    Et si l’on vous dit quelque chose,
vous répondrez :
‘Le Seigneur en a besoin’.
Et aussitôt on les laissera partir. »
    Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
    Dites à la fille de Sion :
Voici ton roi qui vient vers toi,
plein de douceur,
monté sur une ânesse et un petit âne,
le petit d’une bête de somme.
    Les disciples partirent
et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
    Ils amenèrent l’ânesse et son petit,
disposèrent sur eux leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
    Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;
d’autres coupaient des branches aux arbres
et en jonchaient la route.
    Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient
criaient :
« Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux ! »
    Comme Jésus entrait à Jérusalem,
toute la ville fut en proie à l’agitation,
et disait :
« Qui est cet homme ? »
    Et les foules répondaient :
« C’est le prophète Jésus,
de Nazareth en Galilée. »
 
Source : AELF

Méditation Pasteur Nicole Fabre     

Voilà que s’ouvre cette semaine sainte, si particulière. Nous la vivons dans un temps lui aussi si particulier. Elle s’ouvre sur un séisme Quand Jésus entra dans Jérusalem, toute la ville fut en séisme littéralement. Et à la fin de la semaine, dans ce même évangile un séisme se produit au dernier cri de Jésus, puis au début du récit de la résurrection. Nous sommes conduits, de bouleversement en bouleversement à découvrir, à re-découvrir Jésus, celui qui est acclamé ici avec force comme Fils de David. Oui, de bouleversement en bouleversement car, toujours à nouveau, nos certitudes sur lui, sur Dieu, sont mises à mal et craquent. Et cela dès le récit d’aujourd’hui. Jésus s’exprime avec une autorité toute nouvelle. Etonnés, nous découvrons un Jésus auquel nous ne sommes pas vraiment habitués : il prévoit et prépare même ce qui va arriver, maître souverain sur les événements. Et pourtant, c’est là, à Jérusalem, qu’il va perdre apparemment sa liberté et sa vie va lui être arrachée. Il est acclamé comme descendant de David, le grand roi, guerrier victorieux, et pourtant sa monture ne manifeste aucune puissance. Ce roi qui entre met à mal tous nos rêves de puissance, de vie sans maladie, sans virus, sans guerre, sans famine, sans angoisses. Il vient au nom de Dieu lui-même, le tout autre. Nous chantons cet hymne dans chacune de nos eucharisties, nos Cènes, nos divines liturgies. Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur. Oui, il vient. Il vient au cœur  de nos contradictions. La ville sainte vit un premier séisme, un émoi. Laissons-nous, avec elle, dépasser, déborder par sa présence. Laissons monter nos cris de louange tout en osant être ébranlé profondément par tout ce que nous vivons en ce moment. Nous avons tout à redécouvrir. Jésus vient, de la part de Dieu, au cœur de ce que vit le monde aujourd’hui, au cœur de ce que nous vivons les uns et les autres aujourd’hui.

 

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