"Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?" (Jn 20, 1.11-18)

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Prière du matin

lundi 22 juillet à 5h45

Durée émission : 5 min

"Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?" (Jn 20, 1.11-18)

© alexandra seinet

"Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?"

Méditation de l'évangile (Jn 20, 1.11-18) par le père Nicolas de Boccard

Chant final: "Marie-Madeleine" par Daniel Facerias

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Source : AELF
 

Méditation Père Nicolas de Boccard

Nous connaissons cet évangile qui fait de Marie-Madeleine la première des apôtres – c’est elle qui prévient Pierre et Jean de la pierre enlevée du tombeau. Les disciples courent, Jean arrive le premier : c’est normal il est plus jeune. Mais il laisse Pierre entrer avant lui. Pas seulement par respect de son âge, mais surtout parce qu’il est celui que Jésus a choisi entre eux tous pour être le premier. Il entre à son tour et voit comme Pierre : « les linges abandonnés, le suaire qui avait enveloppé la tête de Jésus roulé à part ». « Il vit et il crut » : première affirmation dans l’évangile du don de la foi.

Nous l’oublions si souvent, la foi est un don, elle n’est pas le fruit de nos efforts humains. Elle est un don gratuit de Dieu, une petite graine susceptible de devenir un grand arbre et de transformer nos vies. 

Mais ce don a besoin d’être préparé, il faut chercher, creuser, fouiller – comme celui qui découvre un trésor dans son champs ou la perle fine dans l’évangile de Matthieu au chapitre 13. Jean se posait plein de question, sa tête était brouillée après tous ces évènements. Il a suffi qu’il voie les linges à leur place, intacts et affaissés, que le corps n’est plus là…. pour comprendre que Jésus était sorti vivant du tombeau et qu’Il était ressuscité. Le corps n’a pu être volé, les linges attestent que rien n’a été dérangé. La foi ne s’oppose pas à la raison, elle s’en sert, mais elle la dépasse. Ce que Jean a constaté l’amène à poser l’acte de foi : « il vit et il crut ». La raison prépare le don de la foi.

Enfin, ce don de la foi il faut le nourrir, le fortifier, l’enraciner. La lecture de la Parole de Dieu, la pratique des sacrements, l’exercice de la charité envers les autres. Ainsi la foi dépend aussi de nous dans la réponse que nous faisons au don que Dieu nous fait.

Marie-Madeleine, si souvent citée dans l’écriture et parfois identifiée à la Samaritaine ou la femme qui versa sur les pieds de Jésus un parfum d’un grand prix (Jn 12) a changé de vie à la suite du don de la foi, elle a compris qu’elle était aimée infiniment par Dieu et que sa vie avait un sens. Puissions-nous vivre de ce don de la foi comme un trésor et l’entretenir par toute notre vie.
 

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