"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits" (Mt 18, 1-5.10.12-14)

Présentée par

S'abonner à l'émission

Prière du matin

mardi 13 août à 5h45

Durée émission : 5 min

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits" (Mt 18, 1-5.10.12-14)

© David Zawila UNSPLASH

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits"

Méditation de l'évangile (Mt 18, 1-5.10.12-14) par le père Bernard Devert

Chant Final : "Bénis le Seigneur, ô mon âme (ps 102)" par les frères de SAINT-JEAN

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand
dans le royaume des Cieux ? »
    Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux,
    et il déclara :
« Amen, je vous le dis :
si vous ne changez pas
pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
    Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
    Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
il m’accueille, moi.
    Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

    Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres
dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
    Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle
plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
    Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

Source :AELF
 

Méditation Père Bernard Devert 

Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ?
Gardez-vous, dit le Christ, de mépriser aucun de ses petits car leurs anges voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
L’Evangile est une invitation pressante et urgente à nous éloigner des cultures du mépris. Si des frères sont dans une situation dramatique, n’avons-nous pas notre part de responsabilité que trop souvent nous occultons par des jugements aussi douloureux qu’injustes envers les plus fragiles.
François, notre Pape, dans l’interview qu’il donna aux revues culturelles jésuites, souligne que les réformes structurelles ou organisationnelles sont secondaires.
La première réponse doit être celle de la manière d’être. Les Ministres de l’Eglise doivent être capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et de cheminer avec elles, de descendre dans la nuit de leur obscurité, sans se perdre.
François parle des blessures sociales ; il s’agit de les panser et de repenser nos engagements pour se laisser visiter par les messagers de Dieu.
Veillons à ne pas mépriser les enfants naturels de l’Eglise, les générations désaffiliées de l’Eglise.
Gardons-nous de cette peur ‘d’aller au large’ puisque notre mission est de faire alliance avec les plus vulnérables.
François, toujours dans cette interview, espère une Eglise qui accueille et reçoit en tenant les portes ouvertes. Une Eglise qui trouve aussi de nouvelles routes pour sortir d’elle-même et aller vers ceux qui ne la fréquentent pas ou qui s’en sont allés.
L’heure n’est pas de se protéger, mais de se laisser « bousculer » pour apprendre à aimer, condition pour entendre et comprendre ceux que François désigne par l’expression « les blessés sociaux ».
Où sont les plus fragilisés ? Souvent aux frontières ; comment ne pas saisir l’invitation à les faire tomber pour que les plus vulnérables se relèvent – et d’une certaine façon – nous élèvent dans notre humanité et notre foi.

 

Les dernières émissions

L'émission

Tous les jours à 5h45, 6h45 et 7h45

Chaque matin l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.

Le présentateur

Radio RCF