Glyphosate: un collectif dépose 53 plaintes dans l'Ariège

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mardi 16 octobre à 6h41

Durée émission : 4 min

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© JEAN-FRANCOIS MONIER AFP

​Le collectif "Campagne Glyphosate" a déposé lundi 15 octobre dernier cinquante trois plaintes devant le tribunal de Foy en Ariège.

Ces plaintes émanent de personnes qui ont été testées par l’association dans ce département des Pyrénées. Toutes sans exception ont des traces de glyphosate dans leurs urines à des taux plus ou moins élevés.
 

Vous avez déposé des plaintes pour mise en danger de la vie d’autrui. Des plaintes qui font suite à un constat généré par des analyses…

"Nous organisons des sessions de prélèvement et d’analyse devant huissier. Ce dernier les expédie au laboratoire et reçoit les résultats. C’est certifié par un constat de procès verbal qui fait que nous avons la preuve formelle que ces prélèvements ont été faits dans de bonnes conditions" rappelle tout d’abord Dominique Masset, porte-parole du collectif "Campagne Glyphosate".
 

Que révèlent ces prélèvements ?

"Nous avons à peu près 150 résultats. Sur l’ensemble des résultats, tout le monde en a. Nous avons une moyenne d’à peu près 1,4 nano gramme par millilitre d’urine, soit 14 à 15 fois ce qui est autorisé dans l’eau potable" ajoute Dominique Masset.
 

Comment expliquez-vous de tels résultats ?

"On en sait trop rien. On est tous très étonné. Certains tombent de haut. Ils vivent dans la montagne, vivent de leur jardin. Le dernier en date a 30 fois la dose autorisée dans l’eau potable. C’est pour cela que nous avons mis en place un questionnaire mode de vie que les gens remplissent, où ils indiquent leur nourriture, comment ils vivent, où ils vivent, pour espérer faire une étude statistique et faire des corrélations entre tous ces éléments" lance-t-il également.
 

Parmi les personnes testées, certaines mangent bio, ont une alimentation extrêmement saine. Et pourtant on trouve du glyphosate dans leurs urines…

"On ne vit pas dans une bulle. Le problème est là. Il est clair que même en vivant sainement, on n’a aucune garantie d’être protégé. On est un peu les fumeurs passifs du glyphosate. On ne l’utilise pas. On a aucune raison d’en avoir. Et pourtant les taux sont impressionnants" précise Dominique Masset.
 

Quelle est l’autre étape ?

"On a déjà 53 résultats. On est parti pour aller jusqu’à 300 plaintes minimum. Quant aux autres départements, nous avons déjà envoyé une trentaine de mallettes pédagogiques dans lesquelles nous avons mis tous les documents nécessaires à ce que la campagne soit organisée ailleurs. Et elle a démarré dans toute la France. Dans les mois qui viennent, il va y avoir des milliers d’analyses un peu partout en France, qui permettront peut-être de mieux comprendre" conclut le porte-parole du collectif "Campagne Glyphosate".

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