"Heureuse la mère qui t’a porté en elle !" (Lc 11, 27-28)

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Prière du matin

samedi 13 octobre à 5h45

Durée émission : 5 min

"Heureuse la mère qui t’a porté en elle !" (Lc 11, 27-28)

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"Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu !"

Méditation de l'Evangile (Lc 11, 27-28) par le père Michel Quesnel

Chant final: "Heureux, bienheureux", par la communauté de l'Emmanuel.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule
pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t’a porté en elle,
et dont les seins t’ont nourri ! »
    Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent ! »

Source : AELF
 

Méditation Père Michel Quesnel

L’évangéliste Luc est le seul à rapporter cette courte scène, un échange de paroles entre une femme qui se trouve au milieu de la foule qui entoure Jésus, et Jésus lui-même. La femme proclame une béatitude : « Heureuse la mère qui t’a porté. » On pourrait s’attendre à ce que Jésus abonde dans son sens. Jésus avait une grande affection pour sa mère, et l’évangéliste Luc parle toujours d’elle avec une réelle vénération. Mais contre toute attente, Jésus tourne le regard dans une autre direction : ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. Jésus aurait-il une réserve inattendue vis-à-vis de sa mère ?
Il n’y a aucune raison de le penser. Mais la béatitude prononcée par la femme souffre d’une double limitation. Tout d’abord, elle porte sur les relations naturelles : la gestation. Or, les enfants ne sont pas toujours à la hauteur de leurs parents, et réciproquement. Je dois la vie à mes parents, je leur dois la nourriture qu’ils m’ont fournie et l’éducation qu’ils m’ont transmise. Mais, si je suis un saint, ce n’est pas d’abord leur œuvre, c’est celle de Dieu en moi. Et si je suis une crapule, ce n’est pas non plus de leur seule responsabilité ; c’est parce que je me suis prêté au mal qui s’insinue en moi.
Un deuxième inconvénient de la béatitude prononcée par la femme, c’est qu’elle tourne le regard vers le passé. La mère qui m’a mis au monde et m’a nourri, elle est en amont de moi, si j’ose dire. Mais ce qui importe, c’est ce que je vis maintenant et l’avenir que je prépare. Et pour que je fasse cela bien, il me faut écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique.

La Vierge Marie a vécu cela pleinement. C’est en cela qu’elle est sainte.

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