"Heureux, vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous, les ..." (Lc 6, 20-26)

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Prière du matin

mercredi 11 septembre à 5h45

Durée émission : 5 min

"Heureux, vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous, les ..." (Lc 6, 20-26)

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"Heureux, vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous, les richesé"

Commenatire d'Evangile (Lc 6, 20-26) par le Père François LESTANG

Chant final : 'Heureux qui met son espoir dans le Seigneur' des Moines de l'abbaye de Keur Moussa

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres,
car le royaume de Dieu est à vous.
    Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant,
car vous rirez.
    Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent,
quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.
    Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,
car alors votre récompense est grande dans le ciel ;
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

    Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !
    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,
car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant,
car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
    Quel malheur pour vous
lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Source : AELF
 

Méditation Père François Lestang

Dans la tradition d’Israël, on s’interroge sur le jugement qui frappe le serpent au début de la Genèse, ce serpent qui a déformé la parole de Dieu et entraîné Eve à manger du fruit défendu. Dieu condamne le serpent à se nourrir de la poussière du sol, et les rabbins font remarquer que c’est curieux, car s’il y a une chose qui ne manquera jamais, c’est bien la poussière ! Ce n’est pas ceux et celles qui font le ménage de leurs maisons qui diront le contraire… Les sages d’Israël continuent leur réflexion en disant que cela veut donc dire que le serpent aura toujours de quoi manger, et que de ce fait il n’aura jamais faim ; or, concluent-ils, c’est là que réside la malédiction : dans le fait de ne pas avoir faim.

Lorsque Jésus oppose ceux qui ont faim maintenant, et ceux qui sont repus maintenant, en promettant aux uns d’être rassasiés et aux autres d’avoir faim, cela me pose question sur ma propre faim, mes propres faims, et cela m’invite à la prière, mais aussi à l’action.

En ce début de journée, où est ma faim, ou plutôt, de quelle nourriture ai-je besoin pour vivre la vie avec Dieu ? Il y a les aliments matériels, mais il y aussi cette volonté de Dieu dont Jésus dit que c’est sa nourriture ; oui, de quoi ai-je faim ? Si je n’ai faim de rien, si je suis rassasié, comment accepter que d’autres autour de moi aient faim, matériellement ou spirituellement ? Comment ne pas prier pour eux, comment ne pas m’engager en leur faveur ?

Dieu notre père, je veux te prier en ce matin pour ceux et celles qui souffrent de la faim, dans notre pays comme dans d’autres régions du monde. Je te prie aussi pour ceux et celles dont le rapport à la nourriture est source de souffrance, que ce soit dans l’excès ou dans le défaut. Je te demande de m’éclairer sur ma propre faim, comme sur mes rassasiements, et d’ouvrir mes yeux, mes mains pour que tous reçoivent le pain que tu veux leur donner, aujourd’hui.

 

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