" Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait ..." (Mt 12, 14-21)

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Prière du matin

samedi 21 juillet à 5h45

Durée émission : 5 min

" Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait ..." (Mt 12, 14-21)

© andrew-pons-unsplash

"Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole d’Isaïe"

Méditation de l'Evangile (Mt 12, 14-21) par le père Bernard Devert

Chant final: "Ce nom si merveilleux", par Hillsong

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    une fois sortis de la synagogue,
les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus
pour voir comment le faire périr.
    Jésus, l’ayant appris, se retira de là ;
beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
    Mais il leur défendit vivement
de parler de lui.

    Ainsi devait s’accomplir
la parole prononcée par le prophète Isaïe :

    Voici mon serviteur que j’ai choisi,
mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur.
Je ferai reposer sur lui mon Esprit,
aux nations il fera connaître le jugement.
    Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas,
on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
    Il n’écrasera pas le roseau froissé,
il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,
jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
    Les nations mettront en son nom leur espérance.

Source AELF

Méditation Père Bernard Devert

Les pharisiens, sortis de la synagogue, se réunissent en Conseil au sujet de Jésus pour voir comment le faire périr.
Quittant cet espace de prière, ils ne sont pas parvenus à quitter la haine ; elle nous habite parfois, il faut regarder en face les choses telles qu’elles sont, l’amour n’est pas aimé.
Que reproche-ton à Jésus ? Sa liberté de ton, d’agir. Il est habité par la vie alors il bouscule tout ce qui est trace de la mort.
« Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur » rappelant le texte d’Isaïe.
Ce bonheur de vivre, de donner la vie, habite le Seigneur. Dieu vibre, alors que l’homme parfois bien craintif des bouleversements, des changements, se laisse habiter par des réalités mortifères. Dieu ne vit pas dans ces tombeaux qui ont pour nom la possession, l’avidité, la crainte…
Christ est venu fracturer la mort jusqu’à la détruire.
Ce matin, l’Evangile nous invite à nous prononcer, sommes-nous du côté des linceuls ou des berceaux.
Est-ce vivre, nous dit le Christ que de multiplier ces lieux d’enfermement, ces refuges du mensonge où l’on se ment à soi-même.
Est-ce vivre que de verrouiller les portes du coeur pour laisser couler dans nos veines le fiel de la haine ou du mépris
Est-ce vivre que de rester dans la peur d’être déstabilisés par l’amour qui ouvre grand les portes à l’autre et au Tout-Autre
Les pharisiens sont sortis préparer leur sale besogne. Seigneur serai-je complice d’un tel meurtre de l’espérance ? Oui, dit-il tout doucement, tu l’es chaque fois que tu refuses de me décrucifier pour regarder de loin les souffrances de tes frères sans les soulager.
Qui es-tu, Seigneur pour me garder cette liberté confiante que tu partages à chacun. Et moi qui suis-je pour ne pas comprendre, pour ne point aimer ?

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