"Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants" (Lc 20, 27-40)

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Prière du matin

samedi 24 novembre à 5h45

Durée émission : 5 min

"Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants" (Lc 20, 27-40)

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"Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants"

Méditation de l'Evangile (Lc 20, 27-40) par le père Bernard Devert

Chant final: "Mon âme a soif du Dieu vivant", par la Communauté de l'Emmanuel.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    quelques sadducéens
– ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –
s’approchèrent de Jésus
    et l’interrogèrent :
« Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère
qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant,
il doit épouser la veuve
pour susciter une descendance à son frère.
    Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
    de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept :
ils moururent sans laisser d’enfants.
    Finalement la femme mourut aussi.
    Eh bien, à la résurrection,
cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

    Jésus leur répondit :
« Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
    Mais ceux qui ont été jugés dignes
d’avoir part au monde à venir
et à la résurrection d’entre les morts
ne prennent ni femme ni mari,
    car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont enfants de Dieu
et enfants de la résurrection.
    Que les morts ressuscitent,
Moïse lui-même le fait comprendre
dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur
le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Tous, en effet, vivent pour lui. »
    Alors certains scribes prirent la parole pour dire :
« Maître, tu as bien parlé. »
    Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

Source : AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

Quelle histoire !
Si on apprend difficilement à mettre de l’eau dans son vin, on a moins de peine à mettre de l’eau dans sa vie spirituelle pour ‘allonger facilement la sauce’, au risque qu’elle n’ait plus de goût.
Dans cette parabole, les adversaires de Jésus tirent de la loi du Levirat un moyen pour s’opposer à la résurrection afin de la rendre inconcevable. Jésus de leur dire : vous êtes complétement dans l’erreur.
La vie n’est pas la somme du prolongement des années ; elle est naissance à une Présence qui n’a d’autre désir que nous devenions source pour témoigner de ce que nous sommes, les enfants du Père.
Dieu n’est pas un système, il est une découverte. Cette approche est étrangère aux Sadducéens qui n’ont aucune soif de chercher pour être possédés par ce qu’ils ont et ce qu’ils sont et ce, jusqu’à l’absurde.
Il y avait 7 frères dit le texte ; il leur fallait successivement après la mort de chacun d’eux être l’époux de la même femme pour laisser une descendance sans pouvoir imaginer que la vraie naissance est celle d’une transcendance.
Dieu fait tomber les frontières, les Sadducéens les maintiennent.
Dieu éveille à l’infini, les Sadducéens clôturent le fini.
L’Eternel ne s’inscrit pas dans le temps. Au cours du temps, Il fait jaillir la vie, qualifiée d’éternelle pour nous ouvrir à l’Essentiel qui nous éternise.
En ce jour, la Parole entendue nous invite à négocier des frontières pour être des acteurs de libération. Ne nous payons pas de mots ; l’heure est de poser des actes concrets qui libèrent. Alors, la résurrection n’introduit pas un futur pour être le présent de notre histoire.

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