"Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se.." (Lc 15, 1-10)

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Prière du matin

jeudi 8 novembre à 5h45

Durée émission : 5 min

"Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se.." (Lc 15, 1-10)

© michal-galezewki-unsplash

"Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit"

Méditation de l'évangile (Lc 15, 1-10) par le pasteur Nicole Fabre

Chant final: "Joie dans le ciel" par Hillarium

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l’écouter.
    Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »
    Alors Jésus leur dit cette parabole :
    « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,
n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert
pour aller chercher celle qui est perdue,
jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
    Quand il l’a retrouvée,
il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
    et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins
pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé ma brebis,
celle qui était perdue !”
    Je vous le dis :
C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit,
plus que pour 99 justes
qui n’ont pas besoin de conversion.

    Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent
et qu’elle en perd une,
ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,
et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
    Quand elle l’a retrouvée,
elle rassemble ses amies et ses voisines
pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
    Ainsi je vous le dis :
Il y a de la joie devant les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se convertit. »

Source : AELF
 

Méditation Pasteur Nicole Fabre

J’ai interrogé un jour un berger sur sa pratique : comment faisait-il pour aller à la recherche d’une brebis égarée ? J’avais déjà appris qu’un mouton perdu arrête tout bêlement et se tait. C’est alors très compliqué de partir à sa recherche. Le vieux berger m’a répondu sans hésitation : «  j’emmène le troupeau avec moi. Quand le mouton perdu entend le troupeau, il se remet à bêler, et je peux alors l’entendre ». A l’écoute de cette habitude de faire, ma question alors à l’écoute de ce texte est : comment se fait-il que le berger parte seul ? Le surprenant n’est-il pas que les pharisiens et les scribes, traduisons pour aujourd’hui les authentiques croyants ne l’accompagnent pas. Non seulement ils ne l’accompagnent pas, mais cela les choque que Jésus prenne du temps pour aller à la recherche d’une bête qui n’avait qu’à rester avec tout le monde. Peut-être pensent-ils que ce n’est même pas sûr que cela serve à quelque chose. Or, dans cette parabole, le berger retrouve tôt ou tard sa brebis. Comme s’il n’y avait pas de doute du côté de Dieu. Alors, pour passer du murmure de doute, de défaitisme, de jugement à la joie partagée dans le ciel, le chemin est peut-être d’entendre l’invitation finale, commune aux deux paraboles de ce jour : Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvé, ma brebis, ma drachme.

Père, pardon pour toutes nos pensées, nous nos gestes désabusés. Donne-nous d’entrer dans ta joie, aujourd’hui. Donne-nous de t’accompagner, quand c’est nécessaire dans la recherche de ceux et celles qui se sont tus.

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Radio RCF