"Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les ..." (Mt 17, 22-27)

Présentée par

S'abonner à l'émission

Prière du matin

lundi 12 août à 5h45

Durée émission : 5 min

"Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les ..." (Mt 17, 22-27)

© alexandra seinet

"Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les fils sont libres de l’impôt"

Méditation de l'évangile (Mt 17, 22-27) par le père Bernard Devert

Chant Final : "Pour que l homme soit un fils" par la maitrise des Petits Chanteurs de Lyon

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée,
il leur dit :
« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
    ils le tueront
et, le troisième jour, il ressuscitera. »
Et ils furent profondément attristés.
    Comme ils arrivaient à Capharnaüm,
ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple
vinrent trouver Pierre et lui dirent :
« Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
    Il répondit :
« Oui. »
Quand Pierre entra dans la maison,
Jésus prit la parole le premier :
« Simon, quel est ton avis ?
Les rois de la terre,
de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ?
De leurs fils, ou des autres personnes ? »
    Pierre lui répondit :
« Des autres. »
Et Jésus reprit :
« Donc, les fils sont libres.
    Mais, pour ne pas scandaliser les gens,
va donc jusqu’à la mer,
jette l’hameçon,
et saisis le premier poisson qui mordra ;
ouvre-lui la bouche,
et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes.
Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. 

Source : AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

Jésus demande à ses disciples d’éviter d’être pour les autres une occasion de chute.
Cette chute, qui ne la provoque pas ; elle est aussi celle de l’Ecclésia, gravement blessante et blessée par des agissements inacceptables. La prière n’est pas le lieu pour s’ériger en procureur ; les faits dénoncés justement ont fait suffisamment de bruit pour que nous recherchions avec la plus vive intensité, dans le silence et le discernement, ce qui peut désormais permettre de traverser la crise.
L’attente est que le bien qui ne fait pas de bruit nous éloigne de celui abominable qui a lézardé l’espérance. Je suis venu apporter le feu, dit le Christ ; observons que le doute s’est enflammé, d’aucuns perdant confiance.
Si le doute s’est installé, un chemin de vérité s’est aussi ouvert. Il sera long, difficile pour présenter les vertus d’une purification et d’une conversion du corps ecclésial tout entier, de la nôtre aussi.
L’heure n’est pas à l’optimisme ; la situation n’appelle pas un ressenti mais une espérance, celle-là même qui se fonde sur le Christ.
Oui, la chute fait mal, mais nous voyons des jeunes ou moins jeunes vivre la promesse du Christ. Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps ; vous êtes tombés mais je vous relèverai.
Il y a quelques jours, une famille m’écrit pour me dire que finalement elle ne part pas en vacances pour la destination prévue, décidant avec ses enfants que le prix du voyage serait offert à un foyer en difficulté.
Laissant l’avion, ils sont partis vers un monastère, une aire d’infini dont la destination est l’écoute du message du Christ.
La crise évoquée n’est pas indifférente à cette décision. Magnificat, les cœurs ne sont pas vides du divin !
La violence des chutes est aussi une dynamique pour s’élever, se relever, d’un mal peut sortir un grand bien. L’apôtre des Gentils nous partage son expérience : « là où le péché abonde, la grâce surabonde ».
Ce matin, Seigneur, met dans nos cœurs – mon cœur le désir de la recevoir.

Les dernières émissions

L'émission

Tous les jours à 5h45, 6h45 et 7h45

Chaque matin l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.

Le présentateur

Radio RCF