"Ils le virent marcher sur la mer" (Mc 6, 45-52)

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Prière du matin

mercredi 9 janvier à 5h45

Durée émission : 5 min

"Ils le virent marcher sur la mer" (Mc 6, 45-52)

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"Ils le virent marcher sur la mer"

Méditation de l'Evangile (Mc 6, 45-22) par le père Sébastien Antoni

Chant final : "Jésus", par la communauté de l'Emmanuel.

Chant final : "Jésus" par la communauté de l'Emmanuel
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes,
Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde,
pendant que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés,
il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer
et lui, tout seul, à terre.
Voyant qu’ils peinaient à ramer,
car le vent leur était contraire,
il vient à eux vers la fin de la nuit
en marchant sur la mer,
et il voulait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer,
les disciples pensèrent que c’était un fantôme
et ils se mirent à pousser des cris.
Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés.
Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque
et le vent tomba ;
et en eux-mêmes
ils étaient au comble de la stupeur,
car ils n’avaient rien compris au sujet des pains :
leur cœur était endurci.

Source : AELF

Méditation du père Sébastien Antoni

L’une des plus grandes difficultés pour la foi, c’est peut-être de croire que Dieu est bon !
Vraiment bon ! Oh quand les choses vont bien, que la vie est confortable, sans trop de maladie, sans trop de pépin avec suffisamment d’argent pour vivre et lorsque l’on est entouré d’affection la question ne se pose pas trop. On rend grâce, on se dit chanceux,
béni… Et oui Dieu nous semble bon, puisque tout va bien !

Mais lorsque les difficultés surgissent. Que les angoissent et les peines frappent, quand l’injustice ou l’absurde frappe et frappe dur… n’y a-t-il pas un petit reste de soupçon ? Ah si dieu était si bon… il ne permettrait pas ceci Et Dieu perd de sa bonté sous les coups de nos accusations…

Les disciples dans notre texte aujourd’hui ne sont pas n’importe où… ils sont au milieu de la mer… traduction en langage biblique au cœur du mal, de la détresse… la mer étant pour la Bible synonyme d’angoisse, de peur, de mal qui se déchaine… peinant à ramer comme dit le texte pour ne pas chavirer et avancer… quand même et malgré tout…

Malgré surtout l’absence apparente de Dieu qui ne se révèle pas immédiatement dans les tourments que nous pouvons traverser et d’un Dieu que nous ne voulons même plus reconnaitre, ou croire présent au plus près de nous dans ces moments d’abandon et de cataclysme … le prenant pour un spectre, un fantôme… autrement dit… un mort… !

Au milieu de nos épreuves et de nos tourments… Dieu n’est pas absent, insensible à nos douleurs… c’est la foi qui se dit là ! La seule chose à faire, si nous en avons le courage, c’est de le laisser faire… ! Laissons le monter dans notre barque chahutée par les malheurs… laissons le entrer dans notre vie même les plus mouvementé, où aucune issue ne semble possible. Rien, oui, rien n’est impossible à Dieu… le croyons-nous ?

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Radio RCF