"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mt 5, 17-19)

Présentée par UA-125113

S'abonner à l'émission

Prière du matin

mercredi 10 juin à 5h45

Durée émission : 5 min

"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mt 5, 17-19)

"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir"

Méditation de l'évangile (Mt 5, 17-19) par le père Michel Quesnel

Chant final : "En Jésus seul" par Sébastien Demrey et Jimmy Lahaie avec Geneviève Falleur

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
    Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait
ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
    Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
 
Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel     

Les chrétiens qui pensent que, suite à la mort et la résurrection de Jésus, l’Eglise a remplacé le peuple d’Israël, en sont pour leurs frais. Cette théologie de la substitution n’a aucun fondement. La Loi et les Prophètes ont été donnés au peuple élu, rien n'en est aboli, et Israël reste le peule élu.
Pourtant, ces commandements de la Loi juive, nous ne les appliquons pas tous : les chrétiens n’observent pas le sabbat, ils n’ont pas les mêmes règles alimentaires que les Juifs, leurs garçons ne sont pas circoncis. Il est vrai, Jésus les a accomplis, et, grâce à saint Paul, nous ne les appliquons plus à la lettre, mais ils n’ont pas été supprimés. Et nous avons à les appliquer autrement, en inventant des comportements qui les actualisent à la lumière des deux commandements majeurs : le commandement de l’amour de Dieu et celui de l’amour du prochain.
Il n’est pas normal, pour un chrétien, de ne pas prendre, chaque semaine, un jour de repos ; et de ne pas consacrer à Dieu le temps qu’il mérite. Il n’est pas normal de se gaver alors que d’autres humains meurent de faim, de manger n’importe quoi et n’importe comment. Il n’est pas normal de ne pas pratiquer ce que les prophètes appellent la circoncision du cœur et qui consiste à faire disparaître de nos vies tout ce qui relève de la haine et de la rancune. 
Avant la crise du Covid-19, nous vivions mal : trop vite, trop indifférents aux autres, trop avides de consommer. Ne cherchons pas à revivre comme avant. Convertissons-nous, au contraire ; et puisons, dans les exigences de la Bible que nous partageons avec les Juifs, une inspiration qui nous fera vivre mieux, de façon plus fraternelle et plus juste.
 

Les dernières émissions

L'émission

Tous les jours à 5h45, 6h45 et 7h45

Chaque matin l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.

Le présentateur

Radio RCF