"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mt 5, 17-19)

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Prière du matin

mercredi 13 juin à 5h45

Durée émission : 5 min

"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mt 5, 17-19)

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"Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir"

Méditation de l'Evangile (Mt 5, 17-19) par le père Bernard Devert

Chant final: "Je suis venu pour vous donner la vie", par la communauté de l'Emmanuel

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Source : AELF
 

Méditation Père  Bernard Devert

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le Royaume des cieux est à eux ».
Jésus a été constamment contredit et finalement mis à mort par ceux-là mêmes qui se croyaient des justes.
Justes, pour être enfermés dans leur logique à tel point qu’ils en deviennent étroits, étriqués à l’égard de ceux qui n’ont pas leur savoir ou leur avoir.
Justes, ils n’ont plus aucune idée de se laisser ajuster, ils sont « ces habitués » nommés par Charles Péguy. Ils sont arrivés, arrivés à quoi ? À leur fin. Alors tout est fini, la petite espérance est celle, nous dit là encore Péguy, qui commence toujours.
Le Royaume des cieux est le lieu de l’étonnement, de l’émerveillement. Pharisiens et scribes sont satisfaits d’être ce qu’ils sont, tellement différents des autres jusqu’à créer des abîmes et devenir des intouchables.
Dieu est Dieu, dit Zundel, parce que précisément, il est tout donné.
Donné jusqu’à se perdre. Nous le voyons pendu sur une croix, donné jusqu’à susciter des inquiétudes. N’aurait-il pas perdu le sens, s’interrogent les siens, jusqu’à accepter de perdre ses repères avec cette question qui traverse tous les temps : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné » ?
Donné dans une telle confiance qu’elle éveille une autre voie qui a nourri la vie de la petite Thérèse, géante de la foi.
Thérèse, elle aussi perdue, disait s’avancer dans la nuit et pourtant l’Eglise très justement la nommera docteur de la foi, pour nous aider à guérir des illusions et des fausses certitudes. Cette petite voie ne serait-elle pas justement là où nous sommes appelés à faire le pas de l’impossible.
Seigneur, détourne-nous de nos conformismes et de nos idées toutes faites, jusqu’à rechercher des justifications. Le juste, au sens du Royaume, est celui qui accepte d’être incompris.
Si l’on dit contre vous toute sorte de mal à cause de moi, à cause de l’Evangile, alors réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, rappellent les Béatitudes.
Ecoutons encore Péguy : « non ce n’est point juste, tout ceci est du règne de la miséricorde. S’il n’y a que la justice, qui sera sauvé ? S’il y a la miséricorde, qui peut se vanter de se perdre. Se sauver est impossible à l’homme, mais rien n’est impossible à Dieu ».
A cet impossible, nous voici précisément appelés.

 

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