"Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs" (Mc 2, 13-17)

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Prière du matin

samedi 19 janvier à 5h45

Durée émission : 5 min

"Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs" (Mc 2, 13-17)

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"Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs"

Méditation de l'évangile (Mc 2, 13-17) par le pasteur Jean Frédéric Patrzynski

Chant final: "Viens Jésus" par Glorious

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus sortit de nouveau le long de la mer ;
toute la foule venait à lui,
et il les enseignait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée,
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi,
beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples,
car ils étaient nombreux à le suivre.
Les scribes du groupe des pharisiens,
voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,
disaient à ses disciples :
« Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

Source : AELF
 

Méditation Pasteur Jean-Frédéric Patrzynski

amedi 19 janvier 2019 : Marc 2/ 13 - 17

« Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs », déclare Jésus. Et quelle n’est pas la surprise de tous ceux qui regardent toutes ces personnes qui mangent à la même table que ce Jésus de Nazareth !

Ils sont tellement assurés d’être justes et même, certainement, parfaits, qu’il leur est facile de juger les autres, tous les autres. Jésus vient les bousculer dans leurs pensées et leurs idéologies. Un homme de Dieu ne peut pas entrer en contact avec ces impurs, pensent-ils. Ne sont-ils pas nombreux tous ceux-là dans notre société et même dans l’Eglise ? Cela peut être rassurant pour certains de se croire mieux que ceux qui vivent à leurs côtés. Ainsi il est facile de juger et de condamner !

Mais notre Seigneur n’est pas d’accord avec cette idée et cette pensée. La parole qu’il prononce n’est pas un jugement mais une simple constatation. Ces gens qui se croient supérieurs aux autres, n’ont pas besoin de lui. Néanmoins il est là aussi pour eux et par sa parole il les invite à se réjouir que la Bonne Nouvelle soit annoncée et il espère certainement qu’ils pourront également l’entendre.

J’admire cet homme, Lévi, le fils d’Alphée, qui entend Jésus l’appeler et qui le suit immédiatement. Aurai-je répondu comme lui à l’appel de Jésus ? Je pourrai répondre positivement à cette question puisque je suis pasteur. Cependant je me méfie de mon orgueil qui pourrait me faire croire qu’à cause de cela je serai parfait et juste. Lévi est un paria pour tous ceux qui se considèrent justes et parfaits. Il sait qu’il n’est pas aimé. Mais voilà que Jésus passe devant lui et le reconnait pour ce qu’il est : un homme, créature de Dieu le Père, et donc son frère aimable, c’est-à-dire quelqu’un qui peut être aimé.

Seigneur aide-nous à ne pas tomber dans le piège de nous croire justes et parfaits car alors nous affirmerions que nous n’avons pas besoin de toi. Permets que nous apprenions à ne pas juger ceux qui ne nous plaisent pas, que l’on ne parvient pas à reconnaitre que tu les aimes comme tu nous aimes. Et fais que nous comprenions que tu n’attends pas que nous soyons parfaits pour nous aimer.

 

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