"Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive" (Mt 10, 34 - 11, 1)

S'abonner à l'émission

Prière du matin

lundi 16 juillet à 5h45

Durée émission : 5 min

"Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive"  (Mt 10, 34 - 11, 1)

© alexandra seinet

"Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive"

Méditation de l'évangile (Mt 10, 34 - 11, 1) par le père Bernard Devert

Chant final: "Nous te cherchions Seigneur Jésus" par le choeur des moines de l'Abbaye de Tamié

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
    Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
    on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
    Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
    Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.

Source AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division ».
Seigneur, j’ai du mal à comprendre. N’es-tu pas le Prince de la paix, celui à qui on s’adresse pour nous délivrer du mal et donner la paix à notre temp
La paix entre nous, la paix en nous. Cette paix n’est-elle pas le cadeau que tu nous fais ; « je vous laisse la paix. C’est ma paix que je vous donne, je ne vous la donne pas à la manière du monde, alors que votre cœur ne se trouble pas, ni ne s’effraie ».
Avec toi, la paix n’est pas celle des cimetières, elle est une énergie nous invitant à bâtir un monde, un monde habitable pour tous, un monde qui n’étouffe pas le cri des pauvres.
La paix que tu nous donnes opère en nous un réveil, le maintenant de notre résurrection.
Alors, s’effondre cette partie de nous-mêmes, enfermée dans des logiques infernales de ruptures. Cette prise de conscience est un appel pressant à une conversion qui introduit précisément la paix pour être le temps d’une confiance désarmante et désarmée. A qui irions-nous puisque tu as les Paroles de la vie éternelle.
Il nous faut choisir. La conversion est une formidable audace pour substituer aux linceuls des berceaux. Une vie renouvelée.  
La Bonne Nouvelle est celle d’un monde nouveau ; le vieil homme qui ronge en nous l’espérance s’efface. Alors, ta paix, Seigneur se propose à notre histoire.
Il n’y de paix que là où il y a de la vie créatrice de sens.
La paix, dit Maurice Bellet, est ce qui advient dans la clarté quand l’œil est lavé des illusions.
L’œil lavé ne procéderait-il pas de cette guérison intérieure, par rapport à la nostalgie de nos idées de puissance, pour accueillir l’inattendu qui fait que le plus bas s’avère le plus haut
Alors, devient possible le temps d’une réconciliation qui, loin de nier les divisions, est un appel à les affronter, à les dépasser
Allez dans la paix, nous dit le Christ. Aller où, là où justement nous prenons l’engagement de ne céder en rien sur ce qui déshumanise
Soyez sans crainte, dit le Seigneur, je suis là ; ce combat c’est le mien, c’est le vôtre. Il n’est pas celui qui fait entendre le bruit des armes mais le bruissement de ces cœurs qui donnent à entendre un autrement.
Ce matin, à cet autrement, comment vais-je offrir une trace. Telle est ma prière, Seigneur.
 

Les dernières émissions

L'émission

Tous les jours à 05h45, 06h45, 07h45 et 08h45

Chaque matin l'Evangile du jour, commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.