"Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive" (Mt 10, 34-11, 1)

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Prière du matin

lundi 15 juillet à 5h45

Durée émission : 5 min

"Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive" (Mt 10, 34-11, 1)

© alexandra seinet

"Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive"

Méditation de l'évangile (Mt 10, 34-11, 1) par le père Bernard Devert

Chant final: "Trisagion (St Dieu, St Fort, St Immortel)" par le choeur HARMONIE GEORGIENNE

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
    Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
    on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
    Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

    Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.

Source : AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division ».
La religion serait-elle facteur de troubles, comme certains le croient et le crient ? Non. La foi ne nous conduit pas à déserter le monde mais à l’habiter autrement pour être des bâtisseurs de paix. Impossible d’y participer en étouffant la voix des pauvres. 
L’écoute de cette voix est toujours une rupture qui suscite des incompréhensions. La puissance du mal, si elle n’a pas d’avenir, laisse bien des empreintes et des emprises dans notre histoire. 
La Parole de Jésus est un réveil au ‘maintenant’ de notre résurrection. S’effondre cette partie de nous-mêmes enfermée dans des logiques infernales de rupture et de division jusqu’au moment où l’on perçoit cet appel du Christ : Veux-tu me faire confiance, veux-tu m’aimer.
Veux-tu, deux mots désarmés et désarmants.
Ce matin, quelle parole vais-je accueillir au risque d’être mal vu, mal compris, pour refuser une injustice ou une situation deshumanisante.
Ce matin, quelle décision vais-je prendre au risque d’entendre : mais tu es fou, tu vas avoir des histoires. 
Ici commence une histoire nouvelle où, la Parole s’intériorisant, s’éveille ce possible deuil des illusions de puissance. Le vieil homme commence alors à s’effacer, saisissant qu’il n’y a pas de paix possible là où règne la peur de manquer ; cette peur de ne pas tout avoir dans la vie, c’est précisément celle, écrit Etty Hillesum, qui vous fait tout manquer, jusqu’à l’essentiel. 
Le manque est la condition pour se recevoir de l’autre comme l’évoque si justement le vocabulaire de l’amour ; sans toi, je suis pauvre d’espérance, sans toi  je suis pauvre de joie, sans toi je suis pauvre d’amour. 
Ce manque est une grande richesse permettant d’aplanir les divisions pour s’élever vers l’essentiel : tout ce qui monte converge. 

 

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