"Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais ..." (Mt 18, 21-19, 1)

Présentée par UA-131265

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Prière du matin

jeudi 13 août à 5h45

Durée émission : 5 min

"Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais ..." (Mt 18, 21-19, 1)

© michal-galezewski-UNSPLASH

"Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois"

Méditation de l'évangile (Mt 18, 21-19, 1) par le père François Lestang

Chant final : "Misa Criolla - Kyrie" par Los Fronterizos - Coro de la Catedral San Isidro

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 22 Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. 23 Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 24 Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). 25 Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. 26 Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” 27 Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.  28 Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” 29 Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” 30 Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. 31 Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. 32 Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. 33 Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 34 Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. 35 C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » 19 1 Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.

Source : AELF

Méditation Père François Lestang         

Je ne sais pas comment vous recevez cette parabole, mais elle me laisse toujours un peu inquiet, pour ce qui est du visage de Dieu, représenté dans cette parabole par un roi qui veut régler ses comptes, ce qui suppose une certaine justice.
D’un côté, voilà qu’il me remet ma dette, et me voilà rassuré, d’autant que malgré ma fanfaronnade « je te rembourserai tout », la somme à rembourser était vraiment énorme, colossale. Mais le roi a eu compassion de ma prière, et je l’en bénis, d’autant qu’en plus de moi, tous les miens étaient menacés par les conséquences de cette dette gigantesque.
Or, à peine rassuré, la même dette, soi-disant remise, me retombe dessus, alors que je ne fais que vouloir moi aussi régler mes comptes. Notez que cent pièces d’argent, c’est quand même trois mois de salaire, donc c’est une somme importante. Mais voilà qu’à cause d’une dénonciation, le même roi qui avait été « saisi de compassion » devient celui qui est « pris de colère », et me voilà à nouveau redevable de tout et torturé. Comment comprendre son inconstance : n’a-t-il pas de parole, ce roi ? Ma dette, est-elle remise, ou ne l’est-elle pas ? Il y aurait vraiment de quoi être inquiet…si j’en venais à croire que le Père de Jésus peut ressembler à un tel roi arbitraire. Or c’est précisément à une cohérence de vie qu’une telle parabole m’appelle : ce que je reçois, j’en deviens témoin ; sinon c’est que je ne l’ai pas reçu.
Seigneur, tu vois celles et ceux qui m’ont vraiment fait du mal, y compris parmi les membres de ton Eglise ; tu sais que j’aimerais tellement le leur faire payer. Mais aujourd’hui, tu m’appelles à être non plus serviteur, non plus salarié, mais fille ou fils, pour porter ton image, pour propager ta miséricorde. Change mon cœur, ouvre-moi à la logique de ton royaume, ô Dieu mon père.

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