"Je suis la résurrection et la vie" (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)

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Prière du matin

dimanche 29 mars à 5h45

Durée émission : 5 min

"Je suis la résurrection et la vie" (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)

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"Je suis la résurrection et la vie"

Commentaire d'évangile (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45) par le père Sébastien Antoni

PAS DE CHANT FINAL

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,
envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
    En apprenant cela, Jésus dit :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
    Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
    Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
    Puis, après cela, il dit aux disciples :
« Revenons en Judée. »
    À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
    Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
    Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
    Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
    Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
    Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour. »
    Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
    quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
    Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »
    Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
    et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent :
« Seigneur, viens, et vois. »
    Alors Jésus se mit à pleurer.
    Les Juifs disaient :
« Voyez comme il l’aimait ! »
    Mais certains d’entre eux dirent :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
    Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
    Jésus dit :
« Enlevez la pierre. »
Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
« Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là. »
    Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
    On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
    Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
    Après cela, il cria d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
    Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
    Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.
 
Source : AELF

Méditation Père Sébastien Antoni    

Jésus semble vraiment aimer se faire désirer… Alors que Lazare est en train de mourir, Jésus attend… et ne se presse absolument pas pour accourir auprès de son ami souffrant et de ses sœurs éplorées. L’Evangile va jusqu’à nous préciser que Jésus s’est même réjoui de ne pas avoir été là. Mais pourquoi donc ?
Est-ce là un signe ? S'agirait-il de Montrer que Dieu est capable, à la prière de Jésus, de rendre un mort à la vie ? …
Plus qu’un signe, un signal ! Voire même une provocation ! Au cœur même de l’attente de la mort de Lazare, provoquer une attente de plus, celle du Christ, et avec lui, celle de Dieu et de la vie.
Si Jésus semble se faire attendre, c’est justement pour laisser la vie de Dieu se faire désirer. Pour que ce désir soit plus grand que celui de la mort, pour que cette attente embrasse et dépasse l’attente même de la mort. Bref, pour que la mort soit comprise, engloutie dans la vie en Dieu. Jésus demeure dans le calme et la confiance, car il sait, lui, que l’avenir de l’homme, ce n’est pas la mort, mais la vie… Cette paix de Jésus qui rayonne mystérieusement avant la mort de Lazare est comme une annonce de la paix du Ressuscité après sa propre mort, une préfiguration de la victoire de la vie sur la mort.
Etty Hillesum, cette jeune femme juive, l’avait pressenti lorsqu’elle écrivait dans son journal, quelques années avant d’être déporté et tuée à Auschwitz : « regarder la mort en face et l’accepter comme partie intégrante de la vie, c’est élargir cette vie. A l’inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen de ne garder qu’un pauvre petit bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie. Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie, on se prive d’une vie complète, et en l’y accueillant on élargit et on enrichit sa vie. »
 

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