"Jeune fille, je te le dis, lève-toi !" (Mc 5, 21-43)

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Prière du matin

mardi 5 février à 5h45

Durée émission : 5 min

"Jeune fille, je te le dis, lève-toi !" (Mc 5, 21-43)

© David Zawila UNSPLASH

"Jeune fille, je te le dis, lève-toi !"

Méditation de l'Evangile (Mc 5, 21-43) par le Père Jean-Marie Petitclerc

Chant final : "Lève-toi et marche", par Audrey Da Gamma Alves

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore,
des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue,
pour dire à celui- ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

Source : AELF
 

Méditation Père Jean-Marie Petitclerc

Une petite fille malade qui se meurt dans son lit… Un père désespéré, prêt à tout pour tenter de la sauver ! Je pense en effet qu’il n’existe pas de souffrance plus grande sur cette terre que celle de parents qui, impuissants,, voit la maladie ronger l’ enfant à qui ils ont donné la vie. Alors, outrepassant sans doute l’avis de ses collègues chefs de synagogue, Jaîre va à la rencontre de Jésus et l’implore : «  Ma fille encore si jeune est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour la sauver » Et Jésus se met en route... et le pauvre Jaîre doit piaffer d’impatience lorsqu’il voit une femme, malade elle aussi, et ayant foi en sa capacité de la guérir, l’arrêter. Car le temps perdu s’avère dramatique : on vient prévenir Jaîre : « Ta fille vient de mourir. » La réponse de Jésus tient en deux mots : « Ne crains pas, crois seulement. » La foi est le contraire de la peur. Lorsqu’il arrive, toute la maison de Jaîre est fermée comme un tombeau. Tout le monde y est entassé, enfermé, emmuré « Les gens pleurent et poussent de grands cris. » Alors Jésus met tout le monde dehors, il les pousse vers la sortie. Il ne garde avec lui que le père et la mère de l’enfant, ainsi que ses compagnons de toujours, Pierre, Jacques et Jean, qu’il ne cesse d’appeler à discerner dès ici-bas les signes de sa résurrection. Jésus n’impose pas les mains, mais il saist celles de l’enfant : « Petite fille, lève-toi. » Et celle-ci retrouve l’énergie de vivre … une énergie qu’il faut entretenir « Faites la manger ! » ordonne Jésus.

Ne crains pas … crois … et lève-toi … Ces trois paroles de Jésus continuent de nous être adressées aujourd’hui. Jésus veut l’homme debout ! Puissions-nous entendre ses paroles et répondre à son appel !
 

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