"L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu'il ..." (Lc 12, 8-12)

Présentée par UA-141109

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Prière du matin

samedi 17 octobre à 5h45

Durée émission : 5 min

"L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu'il ..." (Lc 12, 8-12)

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"L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire"

Méditation de l'évangile (Lc 12, 8-12) par le père Bernard Devert

Chant final: "Saint Esprit je t'adore" par Hélène GOUSSEBAYLE

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous le dis :
Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes,
le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui
devant les anges de Dieu.
    Mais celui qui m’aura renié en face des hommes
sera renié à son tour en face des anges de Dieu.
    Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme,
cela lui sera pardonné ;
mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
cela ne lui sera pas pardonné.
    Quand on vous traduira devant les gens des synagogues,
les magistrats et les autorités,
ne vous inquiétez pas
de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.
    Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là
ce qu’il faudra dire. »
 
Source : AELF

Méditation Père Bernard Devert

 Cette page de l’Evangile est redoutable pour courir le risque d’une mauvaise compréhension. Aux fins de l’éviter, rappelons-nous que la Parole de Jésus est une Bonne Nouvelle, celle là-même qui nous renouvelle.
Qu’est-ce que le blasphème contre l’Esprit Saint qui mettrait l’homme en perdition : sans doute le désespoir au-delà de la destruction de soi.
 Jésus nous dit que l’Esprit Saint nous enseignera dans les heures les plus difficiles, voire tragiques, ce qu’il faudra dire. Aussi évoque-t-il le fait d’être traduit devant les magistrats, les autorités, dans des situations où nous pourrions perdre notre honneur, mais aussi la vie.
 L’Esprit sera là, nous dit-il ; vous n’aurez pas à vous défendre, mais à consentir à être défendu par l’Esprit d’amour.
 Il convient de se rappeler la promesse de Dieu ; Il est parmi nous, Il est à nos côtés ; nous sommes son espérance. Demandons la grâce de ne jamais l’oublier.
 Dietrich Bonhoeffer, ce grand théologien, luttant contre le nazisme, a été torturé puis emprisonné. Il mourra le 9 avril 1945, conscient qu’il n’échappera pas à la barbarie contre laquelle il s’est élevé au nom même de sa foi, source de l’humanisme qui l’habitait.
 Bonhoeffer écrit à sa fiancée que ce n’est qu’en aimant assez la vie de la terre que l’homme - quand il comprend que tout va se terminer - a le droit de croire en la résurrection et au monde à venir.
 La résurrection est l’aboutissement ultime du don que Dieu nous fait, non point une compensation du malheur de la vie, comme trop souvent présentée.
 Voici qu’au terme de sa vie, Dietrich Bonhoeffer offre à celle qu’il aimait - et nous partage comme théologien - une paix intérieure, celle-là même de la grâce de l’amour. Jamais, elle ne se marchande pour toujours être donnée sans aucune limite.
 Entrer dans cette perspective, peut-être est-ce cela, ne point blasphémer l’Esprit.
 

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