L'insécurité en Irak peut-elle dissuader le pape de s'y rendre ?

Présentée par PR-27042

S'abonner à l'émission

L'actu chrétienne

mercredi 27 janvier à 7h24

Durée émission : 3 min

L'actu chrétienne

© CIRIC International

Pour son premier voyage depuis novembre 2019, le pape François a prévu de se rendre en Irak du 5 au 8 mars prochain. Mais les conditions sont-elles réunies pour ce déplacement ?

Cette émission est archivée. Pour l'écouter, inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous directement si possédez déjà un compte RCF.

Le pape a prévu cinq étapes lors de ce voyage historique en Irak : Bagdad, la plaine d’Ur, Erbil, Mossoul et Qaraqosh. Cette visite se profile dans un contexte marqué certes par la crise sanitaire mais aussi par un regain d’actes terroristes. Samedi dernier, onze combattants d’une coalition de paramilitaires intégrés à l’État irakien ont trouvé la mort dans une embuscade du groupe État islamique au nord de Bagdad. 

"Il a montré ce courage physique à plusieurs reprises"

48 heures plus tôt, un double attentat suicide a fait une trentaine de morts dans la capitale irakienne, revendiqué par le groupe État islamique. C’est l'attaque la plus meurtrière depuis plus de trois ans à Bagdad. Alors ces évènements pourraient-ils dissuader le pape de se rendre sur place ? "Le pape françois a déjà montré qu’il était un pape des périphéries et qu’il allait la où sa venue était susceptible de faire le plus grand bien. Mon sentinement c’est que ce danger n’est pas à même de lui faire peur. Il a montré ce courage physique à plusieurs reprises. Cette attaque de Daech est plus un message adressé au président américain Joe Biden plutôt qu’autre chose. L’État irakien mettra tout en œuvre pour assurer la sécurité du pape François", estime Faraj Benoît Camurat, le directeur général de Fraternité en Irak, une ONG qui soutient les chrétiens d’Irak et les autres minorités. 

De nombreux préparatifs à cette visite

Les attentats ne semblent pas freiner l’ardeur des préparatifs de la venue du pape. En lien avec le Saint Siège, l’Église catholique irakienne s’active sur le terrain. "Le patriarche Sako a réuni la semaine dernière tous les évêques catholiques irakiens pour parfaire le programme de la visite du Saint Père. Les choses avancent bien", affirme Faraj Benoît Camurat.

Et en attendant, le cardinal Sako, patriarche de Babylone des chaldéens, a appelé lundi les chrétiens d’Irak à trois jours de jeûne pour demander la fin de la pandémie et que les conditions de la venue du pape au mois de mars soient réunies.

Les dernières émissions

L'émission

du lundi au vendredi à 7h24

Toute l'année, la rédaction nationale de RCF vous tient informés de l'actualité de l'Église et des mouvements chrétiens.

Le présentateur

Pauline de Torsiac