La biodiversité mérite toute notre attention !

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La chronique Écologie

mardi 4 juin à 7h20

Durée émission : 3 min

La chronique Écologie

Aujourd’hui, place à la biodiversité toute proche de nous en ce printemps qui se termine.

En effet les premières nichées s’envolent, les merles, les mésanges, alors que d’autres espèces migratrices sont à peine en train de construire leur nid. C’est le moment d’être attentif, de remiser au placard son taille-haie parce qu’il peut y avoir des nichées dans tous les buissons. Un grand classique de cette saison, c’est donc "j’ai trouvé un oisillon, que faire". Souvent on trouve un oisillon plus ou moins emplumé au sol, sous une haie, au milieu d’une allée, on se trouve un peu démuni. Un bon réflexe c’est d’appeler la Ligue pour la protection des oiseaux la plus proche, mais pour gagner du temps, voici ce qui est conseillé : s’il a l’air bien emplumé, sans peau apparente, il est en âge de commencer à quitter le nid et il s’est un peu raté. Remettez-le en hauteur, sur une branche, sur un buisson, ou même un muret, les parents continueront de le nourrir. Bien sûr, il sera en danger à cause des prédateurs, notamment des chats, mais on fait ce qu’on peut.
 

On dit souvent qu’il ne faut pas toucher un animal sauvage parce que ça l’imprègne de notre odeur.

C’est un mythe. On ne sait pas trop si les oiseaux ont un odorat. Ce qui est sûr c’est que dans le cas présent ça ne les gênera pas. Les cris d’un oisillon sont un tel stimulant qu’ils oublieront tout le reste. Même chose dans le cas d’un oisillon trop jeune, ou d’un oiseau blessé, ne craignez pas de le toucher pour le mettre en sécurité. Là ça sera : posé au calme dans un carton fermé, percé de petits trous d’aération. Ensuite, cherchez les coordonnées du centre de soins faune sauvage le plus proche. Vous n’arriveriez pas à nourrir et soigner un animal sauvage, c’est très compliqué, en plus c’est interdit par la loi : c’est réservé aux personnes habilitées. Si l’oiseau blessé est un rapace ou un héron, pas de blague, surveillez-le et appelez la LPO qui vous dira que faire. Sinon, c’est vous qu’ils pourraient blesser en se défendant.
 

Après les oiseaux, d’autres conseils pour les animaux du jardin ?

Bien sûr, tout d’abord pour les bourdons et les papillons c’est le moment d’expérimenter la gestion différenciée, c’est-à-dire laisser des bandes ou des îlots non tondus, que vous ne faucherez que début juillet ou même fin août. Ça fera plus de fleurs, plus de graines pour les oiseaux comme les chardonnerets, plus de criquets, etc. Les hérissons, dès qu’il fera chaud et sec, notamment les jeunes, vont avoir du mal à se nourrir. Pour eux, pâtée pour chiens et chats dans une gamelle recouverte d’un couvercle qu’il pourra pousser avec son museau pointu, bol d’eau souvent changé, surtout pas de lait : ils aiment mais ne digèrent pas. Enfin un rappel si vous voyez un serpent, pas de panique, à 99% c’est une couleuvre, ne tapez pas dessus, laissez-le vivre et chasser les limaces.

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Le présentateur

Johannes Herrmann

ornithologue, auteur avec Mahaut Hermann de La Vie Oubliée Crise d’extinction Agir avant que tout s’effondre Edition Première partie Membre de la rédaction de la revue Limite http://revuelimite.fr/ sur Twitter : @Taigasangare