La France commémore les attentats du 13 novembre 2015

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mardi 13 novembre à 6h41

Durée émission : 4 min

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© PHILIPPE LOPEZ AFP

​La France célèbre un triste anniversaire : les 3 ans des attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et 413 blessés.

Aujourd’hui, plusieurs commémorations ont lieu à Saint Denis et Paris. Victimes, familles, proches, anonymes, mais aussi personnalités politiques vont assister à ces hommages, et ce en l’absence d’Emmanuel Macron qui a indiqué ne pas y participer.
 

Trois ans après ces attentats, comment allez-vous ? Et comment vont les victimes que vous accompagnez au sein de votre association ?

"Vous m’auriez posé la question il y a quelques semaines, ma réponse aurait été différente. Le mois de novembre est difficile pour nous. J’aimerai vous dire que la situation s’améliore d’année en année, et c’est sûrement le cas, mais elle reste très difficile. On a toujours des réminiscences de ce qui s’est passé, des combats pour l’indemnisation, des combats pour rappeler que ce n’était pas que l’attentat du Bataclan, mais des terrasses, du Bataclan et du Stade de France. Cela pèse sur le moral de chacune des victimes" explique Arthur Denouveaux, président de Life for Paris, une association de victimes des attentats du 13 novembre 2015.
 

Le fonds de garantie des victimes a versé 85 millions d’euros à 2.625 victimes. Est-ce que cela aide à la reconstruction de voir sa souffrance reconnue ?

"Cela aide mais ce n’est pas du tout un médicament absolu. C’est évidemment très bien que l’Etat français ait créé ce fonds de garantie. En même temps c’est très clair que les sommes allouées ne sont pas monstrueuses. Quand on a des situations encore évolutives, trois ans après, avec des gens qui sont incapables de travailler, cela reste quelque chose de bien mais pas forcément suffisant" ajoute Arthur Denouveaux.
 

Certains estiment que l’on devrait d’abord penser à la reconstruction des victimes avant de penser à la question mémorielle. Comment vivez-vous cette question ?

"Je suis d’accord sur le fait qu’il ne faudrait pas que l’Etat se contente de faire un musée mémoriel. Mon sentiment, c’est que l’Etat arrive à mener les deux en parallèle, qu’il y a évidemment des progrès à faire au niveau de la prise en charge. Pour autant, il nous semble que le musée mémoriel est très important. La mémoire des attentats, et notamment ceux du 13 novembre est un sujet éminemment politique et polémique. On ait content qu’il y ait une structure qui se crée, qui donne une vision historique, et qui l’inscrive dans un contexte de l’éducation nationale, pour permettre à toute la France et à la jeunesse en particulier de s’approprier ces moments difficiles de l’histoire de France moderne. Et que cela enlève toute idée de polémique et de récupération politique" conclut le président de l'association Life for Paris.

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Le présentateur

Florence Gault

Journaliste à RCF depuis 2005, Florence a d’abord travaillé à RCF Méditerranée, à Toulon pendant six ans, avant de rejoindre la rédaction nationale. Globe-trotter dans l’âme, elle aime partir à la rencontre de l’autre. Ce qu’elle préfère à la radio: jouer avec les sons pour vous raconter des tas d’histoires!