La réouverture des écoles le 11 mai jugée "intenable" par certains élus locaux

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mardi 5 mai à 6h41

Durée émission : 4 min

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© Ludovic MARIN / POOL / AFP - Le 29/04/2020 : Édouard Philippe durant une session de questions au gouvernement, au lendemain de la publication du plan de sortie de crise

La réouverture des écoles dès le 11 mai est jugée "intenable" par certains élus. 332 maires ont adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander le report de cette rentrée.

"Cinq mois de décrochage scolaire, pour des dizaines de milliers de jeunes, c’est probablement une bombe à retardement", a insisté le Premier Ministre Édouard Philippe devant les sénateurs ce lundi. Prévue à partir du 11 mai, la réouverture progressive des écoles maternelles et primaires, est cependant jugée "intenable" par certains élus locaux. 332 maires d'Île-de-France ont adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron, publiée dimanche sur le site internet de La Tribune, pour lui demander le report de cette rentrée. Parmi eux, Pierre-Emmanuel Bégny, maire de Saâcy-sur-Marne (Seine-et-Marne). 
 

Un calendrier "difficile" à tenir

Si la carte finale du déconfinement est dévoilée le 7 mai au soir, cela ne laisse que quelques jours aux collectivités pour s'organiser, et c'est ce qui inquiète les maires. "Quand vous êtes un élu local, c'est quasiment impossible en l'espace d'un week end de pouvoir organiser des conditions décentes et surtout sécuritaires pour accueillir les enfants trois jours après." Un calendrier jugé donc "très difficilement tenable", quand il faut prévoir, par exemple, de désinfecter l'école quatre fois par jour", avec toutes les contraintes que cela entraîne.
 

un "fossé" entre le gouvernement et le terrain

Les 332 signataires demandent donc un report de l'ouverture des écoles pour "prendre du temps" et "évaluer la situtation après le déconfinement, parce qu'aujourd'hui personne n'est capable de dire dans une semaine, dans deux semaines, dans trois semaines... comment l'épidémie va reprendre ou peut-être qu'elle va diminuer".

Pierre-Emmanuel Bégny s'inquiète d'un "fossé" entre "l'idée générique du gouvernement et l'application sur le terrain". "Ce que l'on dit aujourd'hui, nous, maires de terrain c'est laissez-nous le temps de pouvoir bien organiser."
 

la responsabilité pénale des maires

Le maire de maire de Saâcy-sur-Marne rappelle que ces élus de terrain "engagent [leur] responsabilité pénale si une faute était commise". "Je considère qu'on a aussi une responsabilité morale vis-à-vis des enfants, des enseignants et du personnel communal. En tant que maire, je ne me vois pas mettre ces personnes-là en danger dans les écoles."

 

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Baptiste Madinier