"Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement!" Jn12,1-11

Présentée par

S'abonner à l'émission

Prière du matin

lundi 15 avril à 5h45

Durée émission : 5 min

"Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement!" Jn12,1-11

© alexandra seinet

"Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! "

Méditation del'évangile (Jn 12, 1-11) par le père Nicolas de Boccard

Chant final: "Anima Christi (corps glorieux du Christ)", par Celebratio.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Six jours avant la Pâque,
Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare,
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
          On donna un repas en l’honneur de Jésus.
Marthe faisait le service,
Lazare était parmi les convives avec Jésus.

          Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur
et de très grande valeur ;
elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus,
qu’elle essuya avec ses cheveux ;
la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
          Judas Iscariote, l’un de ses disciples,
celui qui allait le livrer,
dit alors :
                   « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum
pour trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données à des pauvres ? »
          Il parla ainsi, non par souci des pauvres,
mais parce que c’était un voleur :
comme il tenait la bourse commune,
il prenait ce que l’on y mettait.
          Jésus lui dit :
« Laisse-la observer cet usage
en vue du jour de mon ensevelissement !
                   Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

          Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là,
et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus,
mais aussi pour voir ce Lazare
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
          Les grands prêtres décidèrent alors
de tuer aussi Lazare,
          parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui,
s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Source : AELF
 

Méditation Père Nicolas de Boccard

La Semaine Sainte débute par un geste de surabondance d’amour. Le seul à la démesure de l’amour dont Jésus rend témoignage à la croix. Le geste du parfum d’un grand prix versé par Marie sur les pieds de Jésus est à la démesure de la reconnaissance de cette femme envers celui qui a délivré son frère Lazare de la mort.
Jésus est chez lui, avec ses proches, à Béthanie, Marie, Marthe, Lazare, avant de commencer son pèlerinage jusqu’au calvaire, il partage ces moments d’intimité, de fraternité, avec cette famille qui lui est chère. Marie n’a pas d’autres moyens pour montrer sa reconnaissance que cette démesure, celle de l’action de grâce, de la gratuité. Ce geste va mettre Judas en fureur, cette démesure le heurte, pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données  aux pauvres ? Ce raisonnement se tient, cela aura été plus sage, plus juste, mais face à l’amour, la sagesse prend une autre mesure. « La mesure de l’amour c’est l’amour » dira Saint Augustin, ce n’est pas le raisonnement de Judas qui est faux, c’est son intention profonde. Il voulait garder cet argent pour lui, il se sert de la justice pour l’opposer à la charité.
Et pourtant ce geste est prophétique comme le rappelle Jésus, « Laissez-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ». Il sait, lui, qu’il va donner sa vie par amour et que le geste de Marie préfigure l’action de grâce, la reconnaissance, la réponse à la folie de l’amour du Christ. Puissions-nous au début de cette Semaine Sainte être dans la démesure de notre reconnaissance à celui qui nous a tout donné et qui nous a enrichis par sa pauvreté.
Ce geste nous rappelle aussi que l’action de grâce, la prière, le recueillement auprès de Jésus sont l’essence de la vie chrétienne. « Les pauvres, vous en aurez toujours, mais moi vous ne m’aurez pas toujours » dit Jésus.
Au début de cette semaine, rassemblons-nous dans la prière, auprès du grand pauvre par excellence : le Christ dans une surabondance d’amour.

 

Les dernières émissions

L'émission

Tous les jours à 5h45, 6h45 et 7h45

Chaque matin l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.

Le présentateur

Radio RCF