"Le Fils de l’homme est maître du sabbat" (Mt 12, 1-8)

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Prière du matin

vendredi 19 juillet à 5h45

Durée émission : 5 min

"Le Fils de l’homme est maître du sabbat" (Mt 12, 1-8)

© benny jackson unsplash

"Le Fils de l’homme est maître du sabbat"

Méditation de l'évangile (Mt 12, 1-8) par le père Bernard Devert

Chant final: "Maître du sabbat" par Claude BERNARD et Michel WACKENHEIM

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, un jour de sabbat,
Jésus vint à passer à travers les champs de blé ;
ses disciples eurent faim
et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
    Voyant cela, les pharisiens lui dirent :
« Voilà que tes disciples
font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
    Mais il leur dit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David,
quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
et ils mangèrent les pains de l’offrande ;
or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger,
mais seulement les prêtres.
    Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi
que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple,
manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
    Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
    Si vous aviez compris ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
    vous n’auriez pas condamné
ceux qui n’ont pas commis de faute.
En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat.

Source : AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

Nous assistons à un esclandre entre les pharisiens et Jésus qui prend fait et cause pour ses disciples.
Que s’est-il passé ? Le jour du sabbat, les douze eurent faim et se mirent à arracher des épis et à les manger.
Quelle affaire….Quel est donc ce regard qui enferme pour ne laisser place à aucune bienveillance.
Maurice Zundel raconte l’histoire d’une maman dont on emmenait le fils en prison. Les regards, portés sur elle, étaient désapprobateurs et cette mère de dire : « si je ne l’aimais plus, qui l’aimerait encore » ; elle ne regardait pas son fils comme un brigand, mais comme un enfant qui certes, la faisait souffrir, la déshonorait et pourtant, elle ne cessait de croire en lui pour l’aimer.
Quand nos cœurs cesseront-ils d’être paralysés pour enfin regarder comme Dieu regarde.
Le regard de Jésus est un éclat permanent de tendresse.
Ce matin, demandons-nous comment nous regardons. 
Quels témoignages offrons-nous pour mieux faire saisir que le monde chrétien est un monde de ressuscités.
Notre vocation baptismale fait de nous des êtres libérés et par là même libérateurs.
Le Pape françois rappelle que, trop souvent, nous nous comportons comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. L’Eglise n’est pas une douane, rappelle-t-il, elle est une maison fraternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile.
Je préfère, dit-il, l’Eglise accidentée, blessée et sale pour être sortie sur les chemins, plutôt qu’une Eglise malade de ses enfermements, s’accrochant confortablement à ses propres sécurités.
Il me souvient de ce frère qui, avant de demander le sacrement du pardon, me lance cette interpellation, serai-je une nouvelle fois jugé ? Sa peur témoignait de sa souffrance de ne pas avoir été aimé par une Eglise miséricordieuse qui aurait compris que sa misère l'avait usé jusqu’à la corde.
L’Eglise a pour mission de faire reconnaître que Dieu est si aimant qu’il défait la corde pour permettre à chacun de devenir premier de cordée. L’inouï de l’Amour. 
S’ouvre alors un chemin de liberté, mettant hors de propos les culpabilisations et les jugements. Il est chemin de Dieu, il est notre chemin. 
 

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