"Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu" (Lc19,1-10)

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Prière du matin

mardi 20 novembre 2018 à 5h45

Durée émission : 5 min

"Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu" (Lc19,1-10)

© David Zawila UNSPLASH

"Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu"

Méditation de l'évangile (Lc 19, 1-10) par le père Bernard Devert

Chant final: "Jésus mon sauveur" par EXO & Thierry Ostrini

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
    Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d’impôts,
et c’était quelqu’un de riche.
    Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
    Il courut donc en avant
et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui allait passer par là.
    Arrivé à cet endroit,
Jésus leva les yeux et lui dit :
« Zachée, descends vite :
aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
    Vite, il descendit
et reçut Jésus avec joie.
    Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
    Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
« Voici, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
    Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d’Abraham.
    En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
ce qui était perdu. »

Source : AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

Magnifique regard de Jésus sur Zachée, de ce regard qui fait exister pour être étranger à tout jugement et condamnation.
La tension est palpable : la foule ne supporte pas le publicain pour le considérer, à tort ou à raison, comme malhonnête pour être collecteur d’impôts.
Une foule qui juge sur une étiquette, sans bienveillance aucune, ils sont d’honnêtes gens, Tu parles ! Pour que Zachée ne soit pas bousculé - et peut-être pire encore - il lui faut monter sur un sycomore. Il est peut-être de petite taille, mais les autres qui se prennent pour des ‘grands’ ne le sont pas tant que cela !
Comment ne pas se souvenir de la méditation de Péguy sur la morale et la grâce.
On a vu les jeux incroyables de la grâce pénétrer une mauvaise âme et même une âme perverse et on a vu sauver ce qui paraissait perdu. Mais on n'a pas vu mouiller ce qui était verni, on n’a pas vu traverser ce qui était imperméable, on n'a pas vu tremper ce qui était habitué... Les "honnêtes gens" ne mouillent pas à la grâce.
C'est que précisément les plus honnêtes gens, ou simplement les honnêtes gens, ou enfin ceux qu'on nomme tels, et qui aiment à se nommer tels, n'ont point de défauts eux-mêmes dans l'armure. Ils ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans faute.
C'est parce qu'un homme était par terre que le Samaritain le ramassa.
C'est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l'essuya d'un mouchoir. Or celui qui n'est pas tombé ne sera jamais ramassé et celui qui n'est pas sale ne sera pas essuyé."
Jésus n’est pas allé chez les braves gens, il a demandé l’hospitalité à un vendu mais aussi un perdu qui, de cette rencontre sortira éperdu d’amour. Zachée se découvre égoïste et prend la mesure de ce qui l’enferme ; il se sait lamentable, mais il comprend immédiatement que malgré tout, il est profondément aimé.
Zachée avait peur de manquer, il était l’homme qui comptait, il compte désormais sur l’amour proposé sans réserve.
Tout est déplacé. Il a mouillé à la grâce.

 

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