"Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit..." (Mt 26, 14-25)

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Prière du matin

mercredi 17 avril à 5h45

Durée émission : 5 min

"Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit..."  (Mt 26, 14-25)

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"Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré !"

Méditation de l'évangile (Mt 26, 14-25) par le père Nicolas de Boccard

Chant final: "Vexilla regis" d'Anton Bruckner.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
          l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
se rendit chez les grands prêtres
          et leur dit :
« Que voulez-vous me donner,
si je vous le livre ? »
Ils lui remirent trente pièces d’argent.
          Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
pour le livrer.

          Le premier jour de la fête des pains sans levain,
les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
pour manger la Pâque ? »
          Il leur dit :
« Allez à la ville, chez untel,
et dites-lui :
“Le Maître te fait dire :
Mon temps est proche ;
c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
avec mes disciples.” »
          Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
et ils préparèrent la Pâque.

          Le soir venu,
Jésus se trouvait à table avec les Douze.
          Pendant le repas, il déclara :
« Amen, je vous le dis :
l’un de vous va me livrer. »
          Profondément attristés,
ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
          Prenant la parole, il dit :
« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
                   Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui
par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
cet homme-là ! »
          Judas, celui qui le livrait,
prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! 

Source : AELF
 

Méditation Père Nicolas de Boccard

C’est l’heure du repas de la Pâque qui commémore la sortie de l’esclavage du peuple juif en Egypte que Judas va retomber dans l’esclavage de l’argent. Il va livrer Jésus contre trente pièces d’argent.
Jésus le sait et il va se servir du geste de la fraternité, partager sa bouchée de pain, pour que le mal se démasque, jusqu’au bout Jésus poursuit Judas de son affection, de son amitié ; il va partager sa nourriture avec lui et Judas ne saisit pas, il esquisse dans une parfaite hypocrisie : « Rabbi serait-ce moi ? » et par cette parole, il se dénonce, il se démasque. Jésus répond « C’est toi-même qui l’as dit ».
Le Christ nous renvoie toujours à notre responsabilité, à de nombreuses occasions Jésus invite ceux qu’il rencontre à se positionner, à se démasquer.  «  C’est toi qui le dit » répondra Jésus à Judas ou encore à Pilate qui lui demande s’il est le roi des juifs. Il laisse Judas se dénoncer lui-même, de même que Pierre lors de sa trahison, lorsqu’il entend le chant du coq et que raisonnent en lui les terribles paroles de Jésus.
Oui Jésus n’est pas un juge comme les autres, il ne dénonce pas le mal et le coupable dans une personne, mais il oblige ces dernières à se démasquer, à montrer son véritable visage, à se positionner face à la vérité de ses actes.
Seigneur tu nous invites à enlever nos masques, à être nous même, à être enfin vrais, à nous débarrasser de la laideur qui nous défigure : le masque de nos péchés, de nos blessures, de nos jalousies, de nos mensonges ou de notre orgueil. Face à toi nous devenons nous-mêmes, c’est pour cela qu’il y a tant d’oppositions, de peurs, de résistances en nous. Montre-nous Seigneur ton visage d’amour afin que nous n’ayons pas peur d’être nous-mêmes, d’être de plus en plus à ton image et à ta ressemblance, jusqu’au jour où nous te verrons tel que tu es, car nous serons semblables à toi.
Par la force de ton amour, fais resplendir en nous, jour après jour, les traits de ton visage sur les nôtres afin que la paix, ta paix, soit victorieuse de nos luttes.

 

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