Le sort du Brexit est entre les mains des députés britanniques

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mardi 15 janvier à 6h41

Durée émission : 4 min

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© NIKLAS HALLE'N AFP

​Quitte ou double pour Theresa May. Le projet d’accord de la Première ministre est soumis au vote des députés britanniques. Rien n’est joué.

On a l’impression que quoi que fasse Theresa May, le vote sur cet accord de Brexit devient de plus en plus compliqué pour elle, voire même impossible.

"Cela devient très problématique en effet. Elle a passé son week-end à tenter de convaincre les parlementaires. Il y a une sorte de paradoxe. Il y a eu deux délibérations du Parlement la semaine dernière, qui semblaient montrer qu’une majorité de parlementaires étaient favorable à un accord de sortie de l’Union européenne, mais en même temps, il y a beaucoup de rebelles au sein du parti conservateur. Et certains estiment qu’elle pourrait perdre ce vote avec une marge de 200 voix au sein de la Chambre des Communes. Au final, la survie de cet accord va dépendre essentiellement du parti travailliste et de la volonté de certains membres de ce parti de sauver cet accord" explique Patrick Martin Genier, enseignant à Sciences Po
 

Est-ce-que les travaillistes sont prêts à franchir le pas ?

"Ils sont pour l’heure minoritaires. Jeremy Corvin essaie de faire voter une motion de censure contre Theresay May. Il l’a prévenue. Il a donné des consignes dans ce sens : que la majorité des députés du parti travailliste votent contre cet accord. C’est donc aujourd’hui une situation très problématique qui se présente pour Theresa May même si certains députés travaillistes souhaiteraient voter en faveur de cet accord" ajoute-t-il.
 

Les milieux économiques sont extrêmement inquiets de la possibilité d’un Brexit dur, sans accord. Est-ce-que ces milieux économiques peuvent avoir une quelconque influence sur les députés ?

"Compte tenu de la catastrophe économique que va représenter le Brexit, énormément d’entreprises vont déménager leurs sièges sociaux. Certaines ont même annoncé qu’elles fermeraient leurs porte dans un délai de huit jours s’il n’y avait pas d’accord. Cette pression des milieux économiques pourrait avoir un effet sur les députés conservateurs qui ont conscience des difficultés économiques et sociales que vont entraîner le Brexit et la sortie sans accord de l’Union européenne. Mais on a l’impression que politiquement, cela n’effraierait pas certains députés conservateurs. Et en même temps on peut observer que la centaine de députés rebelles conservateurs se font entendre nettement moins, ce qui pourrait laisser supposer qu’ils pourraient se rallier à Theresa May. Mais naturellement, rien n’est certain" conclut Patrick Martin Genier.

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