Les bacheliers de nouveau confrontés à l'enfer de Parcoursup

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3 questions à

lundi 25 juin 2018 à 6h41

Durée émission : 4 min

3 questions à

© DENIS CHARLET AFP

Les épreuves du bac se terminent. Pour un grand nombre de lycéens, l’attention va se porter sur Parcoursup, qui doit être réactivée le 26 juin.

Parcoursup, le retour. Après les épreuves du baccalauréat, l’application qui avait fait tant polémique à son lancement va être réactivée le 26 juin prochain. A cette même date s’engagera la procédure complémentaire permettant aux candidats de formuler des vœux sur des places restées vacantes. Parcoursup est toujours très critiquée. Notamment par la plateforme SOS Étudiants portée par des syndicats d’enseignants, des lycéens, mais aussi par des parents d’élèves.
 

La FCPE a été très critique sur Parcoursup à l’issue de la première vague d’affectation. Quel bilan dressez-vous ?

"Malheureusement nous n’avons pas du tout le même bilan que celui de l’Education nationale. La FCPE a été très claire dès le départ sur ses exigences. La première c’était un véritable accompagnement des élèves dans la construction de leur parcours au lycée et la refonte de la fiche Avenir pour en faire un véritable outil de continuité entre le lycée et l’enseignement supérieur, et non pas un moyen de ficher les élèves dès l’enseignement supérieur. Une autre exigence était la modification en profondeur du système d’affectation. Les critères d’affectation devraient plutôt être uniquement nationaux et pas locaux. Il y avait aussi la fin du classement des dossiers par les universités. Leur seul travail devrait être de repérer des élèves fragiles qui auront besoin d’accompagnement pour réussir dans la formation demandée, et d’aider chacun à composer son parcours selon son projet. Ce qui n’est pas le cas. Il y avait aussi un investissement conséquent pour améliorer le nombre de places dans l’enseignement supérieur. La FCPE exige que chaque élève puisse accéder à la formation choisie, et non subie" explique Carla Dugault, vice-présidente de la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE).
 

Avez-vous eu des retours sur l’impacte de Parcoursup sur le mental des candidats au bac ?

"On a eu beaucoup de remontées à la FCPE nationale par le biais des conseils départementaux. Les candidats sont très angoissés. On se retrouve aujourd’hui à 20% encore de candidats qui vont passer leur bac et qui n’ont aucune affectation. Cela crée des angoisses. Les familles sont très inquiètes et préoccupées. Ce ne sont pas les meilleurs conditions pour préparer et passer son bac" ajoute Carla Dugault.
 

En comparaison avec APB et avec le recul, quels sont les défauts et les avantages de Parcoursup ?

"On ne voit pas d’avantages. Même si on a conscience à la FCPE que déjà APB ne fonctionnait pas correctement. Aujourd’hui l’affectation est loin d’être choisie par l’élève. Elle est fortement subie. On est contre toute forme de sélection à l’entrée du supérieur. Autre chose qui nous pose problème, c’est la mise en place du tri des dossiers pour quasiment toutes les formations universitaires, même pour  celles qui n’avaient pas de problèmes de places" conclut la vice-présidente de la FCPE.

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Florence Gault

Journaliste à RCF depuis 2005, Florence a d’abord travaillé à RCF Méditerranée, à Toulon pendant six ans, avant de rejoindre la rédaction nationale. Globe-trotter dans l’âme, elle aime partir à la rencontre de l’autre. Ce qu’elle préfère à la radio: jouer avec les sons pour vous raconter des tas d’histoires!

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Journaliste à RCF depuis près de 25 ans, Christian a touché à tout: présentateur de journaux, auteur de reportages, réalisateur d’émissions, il a même commis des magazines pour les enfants et pour les femmes ! Humble coureur de trail, il aime développer sur la durée sa passion d’une information qui fasse sens, d’où sa longévité à RCF.