Les enseignements des européennes

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Le dossier du jour

lundi 27 mai à 7h12

Durée émission : 7 min

Le dossier du jour

© EMMANUEL DUNAND/AFP - Affichage des résultats devant le parlement européen à Bruxelles

Nous revenons sur les enseignements du scrutin des européennes dans notre dossier du jour.

Le Rassemblement national de Marine Le Pen est arrivé en tête dimanche des élections européennes en France. Il devance légèrement la liste soutenue par le président Emmanuel Macron. Un scrutin marqué par la percée des écologistes qui obtiennent la troisième place.

Contre toute attente, la participation est en hausse. Elle s’élève à 50,95%, soit 8 points de plus qu’en 2014. Cette mobilisation est inédite depuis 24 ans. Les explications du politologue Nicolas Tenzer, président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique au micro de Christian Vadon.

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Une participation en hausse, un Rassemblement National qui arrive donc en tête, talonné par la République en Marche. La liste du Rassemblement national conduite par Jordan Bardella obtient 23,53% des voix. Comme en 2014, le parti de Marine Le Pen redevenant la première force politique française au Parlement européen, où il enverra entre 23 et 25 députés.

La République en marche arrive en seconde position avec 22,47% des voix.  Les écologistes effectuent quant à eux une belle percée en arrivant en troisième position. Europe écologie les verts obtient un peu plus de 13% des voix. Ce scrutin confirme également l’effondrement des partis traditionnels.

La liste des Républicains menée par François-Xavier Bellamy arrive quatrième et obtient 8,5% des voix. La coalition du Parti Socialiste obtient 6,2 % juste derrière la France insoumise. La liste de Manon Aubry obtient 6,3%. Le politologue Nicolas Tenzer revient sur les enseignements de ce scrutin pour la France.

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Les résultats en France sont à l’image du reste de l’Europe : la participation est en hausse dans la quasi totalité de l’union européenne. Ces élections européennes confirment également que les partis traditionnels ont du plomb dans l’aile.

Les démocrates chrétiens et les sociaux démocrates, les deux grands partis européens, perdent à eux deux une trentaine de sièges. Comme en France, on assiste à une forte poussée des verts, notamment en Allemagne. Le parti du Brexit arrive en tête au Royaume uni. En italie c’est la Ligue de Mattéo Salvini qui remporte la mise.

Les partis populistes et eurosceptiques sortent renforcées de ce scrutin, mais il faut relativiser : c’est ce que nous dit  Jean-Yves Camus, politologue et directeur de l'Observatoire des radicalités politiques.

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Le Parti populaire européen devrait rester le premier parti européen, avec 177 sièges sur 751. Suivi des Socialistes & Démocrates avec 147 sièges. Mais, comparé à 2014, tous deux perdent une trentaine de sièges.

Des partis traditionnels qui vont devoir laisser de la place à des mouvements émergents. A commencer par les Écologistes, qui obtiendraient 69 sièges, contre 52 aujourd'hui. De son côté, l'extrême droite regroupée au sein de l’ENL, l'Europe des nations et des libertés et qui comprend notamment le Rassemblement national de Marine Le Pen et la Ligue italienne de Matteo Salvini passerait de 36 eurodéputés à 57. Des résultats encore provisoires.
 
L’Eglise a fait entendre sa voix pendant la campagne des élections européennes en appelant à voter. C'était notamment le cas de Mgr Antoine Hérouard, l’évêque auxiliaire de Lille, président de la commission des affaires sociales de la COMECE, la Commission des Episcopats de l’Union européenne.

 

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