"Les innocentes", d'Anne Fontaine

Présentée par PR-26537

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La chronique Cinéma

mercredi 13 janvier à 8h52

Durée émission : 3 min

"Les innocentes", d'Anne Fontaine

© DR

Valérie de Marnhac présente le film "Les innocentes" d’Anne Fontaine, programmé ce mercredi soir à 20h55 sur Arte.

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Si vous l’avez raté lors de sa sortie en salles en 2016, c’est vraiment l’occasion de découvrir ce film intense, sur un épisode historique qui s’est déroulé en Pologne en 1945. L’histoire d’une jeune médecin française arrivée sur place pour le rapatriement des troupes. Et qui va finalement aider un couvent de religieuses, victimes de viols commis par des soldats russes.

Il s’agit d’une histoire vraie, celle de Madeleine Pauliac, rebaptisée Mathilde Beaulieu à l’écran, et qui au tout début du film est appelée en urgence, au chevet d’une sœur en train d’accoucher.

Elles sont sept dans le même cas, à être enceintes à la suite de ces violences. Et Anne Fontaine aborde le drame de manière très sensible, à travers la question de la culpabilité des victimes, du tabou de la sexualité dans l’Église, mais aussi la question de la foi, de la maternité et des différents chemins de reconstruction possible. Ce qui rend le film très actuel et universel.

Sur le plan religieux et musical, la réalisatrice a été conseillée par un moine bénédictin, le père Jean-Pierre Longeat, qu’elle a rencontré lors d’une retraite. Et qui contribue probablement à la grande cohérence formelle du film, entre les temps vécus par la communauté et les événements extérieurs qui se déroulent entre décembre et Pâques, du froid glacial de l’hiver jusqu’à la renaissance du printemps.

Et même si le film est avant tout humaniste, il illustre bien le combat spirituel de certaines religieuses, grâce au travail sur la lumière et sur les couleurs, de la Chef opératrice, Caroline Champetier. C’est elle aussi qui avait collaboré au film "Des Hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois.

Mathilde est jouée par Lou de Laage, qui a un physique assez juvénile mais qui incarne bien la détermination et le courage de son personnage. Dans le film, elle fait la connaissance de Samuel, un médecin juif, un peu caustique mais qui apporte de la chaleur et de l’humour, et avec qui elle va nouer une relation passagère. 

Et Samuel, c’est Vincent Macaigne, qu’on a beaucoup aimé cet automne, dans la comédie d’Emmanuel Mouret, "Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait". ll jouait le rôle du mari. 

Cette chronique est réalisée en partenariat avec SIGNIS Cinéma

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Le présentateur

Valérie de Marnhac

Valérie de Marnhac est membre de l'association SIGNIS, pour qui elle anime des ciné-débats, et a participé aux Jurys œcuméniques des Festivals de Cannes, Fribourg, Téhéran... Elle est également conférencière pour le l’association venez et voyez www.venezetvoyez.fr