Les lycéens s'engagement pour le climat

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vendredi 8 février à 6h41

Durée émission : 4 min

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© NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP

​Depuis plusieurs semaines, les lycéens sèchent les cours un jour par semaine, pour tenter de sauver la planète.

Partie de Suède à la rentrée, la mobilisation s’est étendue à l’Australie, aux Pays-Bas, en Suisse, en Belgique. Elle arrive finalement en France. A Nantes, le collectif des lycéens « la jeunesse nantaise pour le climat » appelle à un rassemblement, vendredi 8 février, à 14h, place Royale, pour rappeler l’urgence climatique, et dénoncer l’inaction des politiques.
 

Qu’est ce qui a motivé votre engagement ?

"On se rend compte de plus en plus qu’il y a une urgence climatique, et que nous allons avoir beaucoup de difficultés à vivre dans de bonnes conditions. On appelle à un rassemblement de la jeunesse, pour montrer que l’on est attaché au climat, et que l’on veut que les choses changent au niveau des solutions" explique Louise Perret-Michaux, l’un des organisatrices du rassemblement.
 

Est-ce un signal envoyé à tous les jeunes ?

"On espère toucher le plus de personnes, et le fait que ce soit la jeunesse, cela montre que l’on a beau être étudiant et encore au lycée, et bien on est là, on veut manifester, on a un avis, et on a envie que les choses changent" précise-t-elle.
 

Cette mobilisation est partie de Suède et d’Australie. Vous vous inscrivez dans un mouvement mondial ?

"C’est ça. On commence en France. C’est dans la continuité de ce qu’on fait les autres jeunes dans le monde entier. Le 15 mars, il y a une grève internationale qui va être mise en place, et on espère que la mobilisation sera extrêmement forte. On s’inspire des autres pays, car cela a vraiment marché, et on espère pouvoir fédérer les gens de notre ville, et du reste de la France" ajoute Louise.
 

En 2040, quand les effets du réchauffement seront particulièrement sensibles, vous aurez quel âge ?

"Dans 20 ans j’aurai 36 ans. J’espère que j’aurai terminé mes études. Mais je ne sais pas si elles vont me servir à quelque chose parce que si le climat se dégrade réellement, je ne sais même pas si mon diplôme aura une utilité et si je pourrais faire quelque chose dans la société. On a vraiment envie que les choses changent maintenant, sinon ce sera un cataclysme. Les politiques sont plus intéressés par le développement économique, et la planète vient après. C’est un gros problème pour nous. Et en même temps, il y a des solutions qui peuvent être mises en place" conclut-elle.

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Jean-Baptiste Labeur