"Les petits chiens mangent bien les miettes des petits enfants!" (Mc 7, 24-30)

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Prière du matin

jeudi 14 février à 5h45

Durée émission : 5 min

"Les petits chiens mangent bien les miettes des petits enfants!" (Mc 7, 24-30)

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"Les petits chiens mangent bien les miettes des petits enfants!"

Méditation de l'évangile (Mc 7, 24-30) par le Père Bernard Devert

Chant final : "Tu nous a faits pour toi Seigneur" par le choeur des moines de l'Abbaye de Tamié.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
Il était entré dans une maison,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait :
« Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua :
« Seigneur, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Alors il lui dit :
« À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.

Source : AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

Emerveillement de Jésus devant cette femme païenne, étrangère, de nationalité syro-phénicienne, confrontée à la maladie de sa petite-fille, emmurée dans une possession.
L’amour fait tomber les murs et craquer les enfermements : les frontières s’abaissent. Voici que cette maman s’approche de Jésus dans cette conviction qu’Il peut délivrer son enfant du malheur innocent qui l’accable.
Il s’ensuit une rencontre se révélant une double ouverture pour cette femme et pour Jésus, anticipant avec celle qui n’a pas de croyance, le repas eucharistique.
Les différences respectées sont surmontées. Le pain rompu et partagé laisse des miettes, transformant les relations. Tout ce qui monte converge, rappelle si justement Teilhard de Chardin.
Il me souvient de cette jeune femme se présentant comme éloignée de l’Eglise qui, pour la célébration de funérailles de sa mère, me demanda de lire ce passage de l’Evangile. J’osai lui demander : « pourquoi ». Elle me répondit que sa vie était émiettée, précisant son espoir qui n’était pas encore une espérance d’entrer dans une relation nouvelle lui permettant d’habiter le partage, fut-ce les miettes de ce que sa maman avait tenté de lui transmettre.
Comme cette personne endeuillée était proche de la syro-phénicienne. Comme elle était proche du Christ.
Les êtres désarmés qui s’approchent de Jésus désarmant de par son humanité, saisissent souvent qu’il est une vraie nourriture, un pain pour la vie, le Pain des pauvres.
Qui d’entre nous n’a pas recueilli parfois ces miettes dans une relation, dans une conversation laissant de telles traces qu’elles émiettent les doutes, les incompréhensions. Une vie alors nouvelle s’éveille.
Seigneur donne-nous d’assimiler ces miettes, don du pain de vie que tu romps pour chacun d’entre nous.

 

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