"Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père" (Mt 18,1-5.10)

Présentée par UA-140087

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Prière du matin

vendredi 2 octobre à 5h45

Durée émission : 5 min

"Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père" (Mt 18,1-5.10)

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"Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux "

Méditation de l'évangile (Mt 18, 1-5.10) par la pasteur Nicole Fabre

Chnat final: "Me voici" par la communauté du Chemin Neuf

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

          À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand
dans le royaume des Cieux ? »
  Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux,
  et il déclara :
« Amen, je vous le dis :
si vous ne changez pas
pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
  Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
  Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
il m’accueille, moi. »
  Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
 
Source : AELF

Méditation Pasteur Nicole Fabre

Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits. Etonnante fin de ce passage. Car aucune trace de mépris n’apparaît dans la demande des disciples. Ou alors, nous n’avons pas fait suffisamment attention à leur demande. Reprenons donc le point de départ : les disciples interrogent Jésus pour qu’il discerne qui d’entre eux est le plus grand. C’est le seul élément qui nous est donné. Le reste du passage n’est que la réponse de Jésus lui-même. Je ne peux m’empêcher alors de me questionner : se demander « qui est le plus grand », n’est-ce pas là montrer le mépris qui nous habite pour les petits ? Mais alors, toute notre manière, en Eglise, de reconnaître en certains des personnes plus grandes, plus importantes, n’est-ce pas entrer dans le mépris dont parle Jésus ? Avant même de répondre, Jésus appelle un enfant. Et le verbe est excessivement fort. C’est le même verbe utilisé pour l’appel des disciples. Cet enfant est appelé tout comme eux. Se laisser fasciner par ceux et celles qui tiennent des places dites importantes nous détourne des lieux et des relations où le Royaume de Dieu se joue, aujourd’hui encore. Il ne s’agit pas d’être le plus grand ou le plus petit, cela ne peut que nous éloigner de l’inouï du Royaume présent dès aujourd’hui. Il s’agit d’accueillir, en particulier ce qui nous paraît dérisoire, et il s’agit d’entrer dans ce Royaume. Voilà ce qui est essentiel pour un disciple. Et c’est le chemin même que prend Jésus. Jusqu’au bout, il accueille la présence et la parole du Père, y compris au cœur de l’absurde et du rejet. Et jusqu’au bout, il accueille tout homme, toute femme tel qu’il se présente, telle qu’elle se présente. Alors, le Royaume peut s’étendre, et le visage du Père se révéler.
 
Père, nous te remettons nos multiples préoccupations qui ne sont qu’autant de mépris pour ta présence en chacune, chacun. Tourne-nous en ce jour vers l’accueil de l’inattendu, vers ceux et celles qui ne font pas de bruit et qui pourtant nous révèlent ta présence.
 

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