Loi confortant le respect des principes de la République: attention à la liberté éducative

Présentée par PR-27473

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La chronique AFC

mardi 9 février à 6h55

Durée émission : 3 min

Loi confortant le respect des principes de la République: attention à la liberté éducative

© Image par Markus Trier de Pixabay

La loi pour "conforter le respect des principes de la République" est en discussion à l’Assemblée nationale. Elle suscite des avis contrastés.

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Cette loi vise à renforcer le dispositif législatif pour lutter contre le séparatisme islamiste. Elle comporte de bons aspects, peut-être insuffisamment pris en compte jusqu’à présent : la lutte contre la polygamie ou contre les mariages forcés. Le renforcement de la neutralité et de la laïcité dans le service public ou dans les fédérations sportives. Le renforcement des sanctions en cas d’entrave à la liberté de culte.

On sent bien que la loi de 1905 qui, de l’avis de toutes les parties était jusqu’alors une loi d’équilibre, n’est pas évoquée à l’Assemblée sans réveiller de vieux a priori contre l’Église ou les religions.

Pour les AFC, deux points sont litigieux dans ce projet de loi : la question des associations cultuelles et celle de la liberté d’instruction en famille. À propos des associations, le président de la Conférence des évêques de France, Monseigneur de Moulins-Beaufort, a déclaré que "pour lutter contre une pincée d’islamistes, c’est l’ensemble des citoyens croyants qui vont voir leur vie compliquée". Et il insiste en remarquant qu’"il y aurait une sorte de méfiance sur le fait même d’être un citoyen croyant".

L’encadrement très étroit de l’instruction en famille, lui, pénalise tous les parents en limitant leurs droits par rapport à leurs propres enfants. Permettre la liberté éducative des parents reconnaît leur primauté éducative par rapport à l’État. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme l’exprime bien en disant que "les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants"

Concernant les bonnes mesures à prendre, il s’agirait d’abord d’appliquer simplement la loi telle qu’elle existe, avec les contrôles qu’elle permet, pour les associations cultuelles ou pour l’instruction en famille.

Mais la lutte contre le radicalisme islamique ne peut être seulement répressive. Elle ne passe pas seulement par de la coercition. Sans dimension spirituelle de l’existence dans notre société moderne, sans place laissée à Dieu, des jeunes continueront de chercher des idéaux dans des idéologies mortifères.

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