"Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie ..." (Jn 6, 51-58)

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Prière du matin

dimanche 19 août à 5h45

Durée émission : 5 min

"Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie ..." (Jn 6, 51-58)

© benny jackson unsplash

"Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson"

Méditation de l'évangile (Jn 6, 51-58) par le pasteur Nicole fabre

Chant final: "Qui mange ma chair" par l'ensemble vocal Resurrexit

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à la foule :
    « Moi, je suis le pain vivant, 
qui est descendu du ciel : 
si quelqu’un mange de ce pain, 
il vivra éternellement. 
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
donnée pour la vie du monde. »
    Les Juifs se querellaient entre eux : 
« Comment celui-là 
peut-il nous donner sa chair à manger ? » 
    Jésus leur dit alors : 
« Amen, amen, je vous le dis : 
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, 
et si vous ne buvez pas son sang, 
vous n’avez pas la vie en vous. 
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang 
a la vie éternelle ; 
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
    En effet, ma chair est la vraie nourriture, 
et mon sang est la vraie boisson. 
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang 
demeure en moi, 
et moi, je demeure en lui. 
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, 
et que moi je vis par le Père, 
de même celui qui me mange, 
lui aussi vivra par moi. 
    Tel est le pain qui est descendu du ciel : 
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. 
Eux, ils sont morts ; 
celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Source AELF
 

Méditation Pasreur Nicole Fabre

Jésus lève un quiproquo immense entre lui et la foule nourrie lors de la multiplication des pains qui a précédé. La foule, en effet, reste marquée par cette nourriture donnée qui a permis à tous d’être rassasiée. Serait-ce là un miracle analogue à celui de la manne, dans le désert ? Jésus serait-il aussi grand que Moïse ? Ils n’ont pas compris. Le pain venu du ciel, ce n’est pas le miracle qu’ils ont vu. Ce n’est pas le pain multiplié. Le pain venu du ciel, celui qui ne manquera jamais, celui qui se partage à l’infini, celui qui nourrit et donne la vie éternelle, c’est lui-même. Lui-même dans toute son humanité. Car parler de corps et de sang dans le judaïsme, c’est parler de tout ce qui fait une personne, dans sa totalité : ses paroles, ses gestes, sa relation aux autres, sa relation à Dieu, son humanité. Ne nous trompons pas nous aussi. Ce n’est pas ce qu’il y a d’extraordinaire dans nos vies, d’extraordinaire dans la vie de telle ou tel, qui est don de Dieu. Ce n’est même pas le miracle à chaque fois renouvelé de la Cène, de l’eucharistie. Tout cela, ce ne sont que des signes vers le seul véritable pain : Jésus lui-même, présent dans sa parole, dans la liturgie, dans l’eucharistie, dans notre vie quotidienne, dans la vie du monde. C’est lui le don qui vient du ciel et qui est la source de tout don. Alors, ne cessons pas de l’écouter, de ruminer ses paroles, de faire nôtre sa vie.

Jésus, merci pour ce don immense de ta vie, donnée pour le monde et pour nous et qui nous rejoint dans le concret de nos existences.

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