Maxime Le Forestier: "aujourd’hui, je préfère tendre vers l’espérance"

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Le Grand Invité

mardi 19 novembre à 8h10

Durée émission : 15 min

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© ALAIN JULIEN AFP

"Paraître ou ne pas être", c’est le titre du dernier album de Maxime Le Forestier. Un disque réalisé en famille avec son fils, Arthur.

Le seizième album de Maxime Le Forestier. Mais celui-ci n’a pas été réalisé seul, ou du moins, à l’initiative du chanteur, mais à celle de son fils. "Je n’avais pas l’intention de faire un album. Cela aurait pris trois ans de plus. J’avais l’intention de me laisser vivre et de laisser les chansons venir. Sauf que les chansons, quand on ne va pas les chercher, elles ne viennent pas. C’est son désir à lui qui m’a poussé à le faire. C’est une pression positive" explique Maxime Le Forestier.
 

"Je n'ai pas le schéma Instagram"

Réfutant le terme de père spirituel, Maxime Le Forestier admet devoir beaucoup à Georges Brassens. "Quand je suis allé m’acheter une guitare et des partitions pour la première fois, on m’a vendu quatre chansons de Brassens. Si on m’avait vendu quatre chansons de Claude François, je ne serai sans doute pas là. C’est vrai que cela a été une découverte, celle de la libre parole, du style, de la chanson" ajoute-t-il.

"Paraître ou ne pas être". Dans cet album, Maxime Le Forestier livre un album tantôt touchant, tantôt acerbe, lui qui a réglé un certain nombre de questions aujourd’hui, et dont la vie s’est simplifiée. "On connaît la célébrité, on coche la case. Aujourd’hui ma vie s’est simplifiée. Bien sûr il y a des questions qui se posent. Je n’ai pas du tout le schéma Instagram. Je montre dix chansons tous les cinq ans et j’essaie qu’elles soient les plus fidèles possibles. Quand vous écrivez des chansons, soit vous parlez de vous, soit vous parlez d’autre chose" lance-t-il.
 

"Les gens qui disent que c'était mieux avant ont des trous de mémoire"

Elle est loin l’époque du chanteur engagé. Aujourd’hui, Maxime Le Forestier choisit ses champs d’action, mais ne les voit pas comme des combats. "Le temps n’est plus à cela. La lutte contre la pauvreté peut se faire de façon pacifique, ce n’est pas un combat. L’état de la planète, j’y pense depuis un moment. Mais quand je chantais comme un arbre, on disait que c’était du militantisme bêlant. Aujourd’hui, on a des ministres qui s’en occupent" précise-t-il.

Le chanteur avoue qu’il lui est plus difficile aujourd’hui d’écrire, que par le passé. "J’en ai employées des rimes, et il faut essayer de se répéter. Ensuite, je pense que j’ai augmenté mon niveau d’exigence. Et puis il faut éviter les phrases mal dites. Il y a des phrases que je ne me pardonne pas" explique Maxime Le Forestier. Pourtant, ce dernier admet être bien dans son époque. "Les gens qui disent que c’était mieux avant ont des trous de mémoire".

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Chaque matin, Stéphanie Gallet reçoit une personnalité au cœur de l’actualité nationale ou internationale. Décryptage singulier de notre monde et de ses enjeux, mais aussi découverte d’un parcours, d’un engagement. Au cœur de la grande session d’information du matin, une rencontre quotidienne pour prendre de la hauteur avec bienveillance et pour donner du sens à l’information.  

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Stéphanie Gallet

Journaliste à RCF depuis plus de 16 ans, Stéphanie s’intéresse à tout et tout l'intéresse. Elle aime les gens et voyage sans écouteurs.  Elle a presque tout appris en Bourgogne et garde dans son cœur un petit village du Minervois même si elle porte fièrement les couleurs de la Seine-Saint-Denis.