Mgr d’Ornellas: "on ne touche pas impunément au droit de la filiation"

Présentée par UA-130944

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L'invité de la rédaction

lundi 27 juillet à 8h10

Durée émission : 7 min

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© Corinne SIMON/CIRIC

Le projet de révision des lois de bioéthique arrive lundi en seconde lecture à l’Assemblée nationale. L’Eglise catholique suit de près l’évolution des débats.

Un sursaut éthique. C’est ce à quoi l’Eglise catholique appelle aujourd’hui les députés de l’Assemblée nationale, qui vont examiner en seconde lecture le projet de révision des lois de bioéthique. Un texte profondément remanié début juillet lors de son examen par la Commission des lois.

"Cette commission spéciale n’a pas eu le temps de réfléchir. C’est une course contre la montre. Je suis frappé que face à des questions posées, il n’y a pas eu de réponses. Il y a parfois des affirmations techniques, alors que les questions sont d’ordre éthique. J’espère qu’il y aura un sursaut éthique à l’Assemblée, en espérant que les députés soient présents. On voit bien qu’il y a des portes ouvertes vers la réalisation de désirs individuels. Et je ne crois pas que l’on puisse construire une société sur la base de désirs individuels" explique Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, et président du groupe de travail sur la bioéthique de la Conférence des Evêques de France.

Les partisans de ce projet de loi affirment que les opposants au texte sont restés bloqués au début du XXème siècle, en un temps où "les enfants naissaient selon un schéma pré-établi". "La démocratie invite à ne pas cataloguer les gens. C’est tellement facile. C’est beaucoup plus intelligent d’écouter d’autres arguments que les siens. Par ailleurs, il s’agit d’une loi civile. Et qu’une loi civile interdise à un enfant d’avoir une ascendance paternelle est contraire au pacte républicain" ajoute Mgr d’Ornellas.

Pour ce dernier, le mécanisme est réversible. "Il faut que le Premier ministre et le président fassent preuve d’autorité. J’ai entendu le Premier ministre dire à l’Assemblée nationale aux députés qu’ils côtoyaient tous les jours une France qui ne dit rien, mais qui n’en pense pas moins.  Une France du bon sens et de la raison. Il me semble que si le Premier ministre écoute la France du bon sens et de la raison, il peut faire à ce projet de loi un virage considérable" lance le prélat.

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