"Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel" (Jn 6, 44-51)

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Prière du matin

jeudi 19 avril à 5h45

Durée émission : 5 min

"Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel" (Jn 6, 44-51)

© michal-galezewski-unsplash

"Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel"

Méditation de l'évangile (Jn 6, 44-51) par le père François Lestang

Chant final: "Pain pour l'homme" par Brigitte Artaud, Jean-Paul Artaud, Samuel Brouillet, Collectif d'artistes du MEJ

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.
Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Source : AELF
 

Méditation Père François Lestang 

: « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi je le ressusciterai au dernier jour ». Le projet de Dieu est clair : introduire les croyants dans la vie du monde à venir ; son moyen l’est aussi : la chair de Jésus, « donnée pour la vie du monde ». Autrement dit, c’est en partageant le chemin de Jésus dans la chair, donc en passant par l’épreuve de la croix et par la mort, que l’on entre dans la résurrection.
Et pourtant Jésus dit que celui qui mange ce pain, c’est-à-dire qui partage son obéissance au Père, celui qui va comme lui jusqu’à mourir par amour, Jésus dit que celui-là ne mourra pas, et il insiste « il vivra éternellement ». Comment entendre cela, alors que nous sommes si souvent affligés par la mort d’êtres chers ? Il me semble que l’adverbe « éternellement », qui traduit le grec eis ton aiona, nous donne une piste : la mort dont nous souffrons n’est pas éternelle, elle n’a pas le dernier mot, car, comme l’évoque le Cantique des Cantiques, l’amour fait jeu égal avec la mort, l’amour est fort comme la mort. Ce qui a le dernier mot, c’est la résurrection, c’est la vie !
Cet amour du Père pour les hommes, cet amour manifesté dans la vie de Jésus, c’est lui qui est la clé de notre attirance pour Jésus, voulue par Dieu son Père ; loin d’être des pions déplacés malgré eux sur l’échiquier de la vie, tirés à hue et à dia, nous sommes des rois et des reines, à l’image de Dieu, capables d’aimer et de répondre à l’amour qui nous a précédés et qui nous entraine sur ses pas.
 
Prière : Jésus, tu connais mes doutes devant la mort, que ce soit celle de mes proches ou ma propre mort. Je veux entendre ce matin ta promesse que la mort n’est pas éternelle, mais que c’est la vie avec toi qui ne passera pas, une vie d’enfant du Père.
 

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