Orages dans la Drôme: comment les assurances vont indemniser les sinistrés

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mardi 18 juin à 6h41

Durée émission : 4 min

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© PHILIPPE DESMAZES AFP

​De violents orages se sont abattus samedi dernier sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, touchant plusieurs départements dont la Drôme.

La grêle n’est tombée qu’un quart d’heure mais les dégâts à Romans-sur-Isère sont impressionnants. Plus largement, la Drôme a payé un lourd tribut dans cette phase orageuse qui a touché la région Auvergne-Rhône-Alpes, samedi dernier. Bâtiments, voitures, exploitations agricoles. Peu de choses ont été épargnées.

Pour répondre à cela, le gouvernement a promis d’enclencher l’état de catastrophe naturelle, afin de venir notamment en aide aux agriculteurs. Mais il faut malgré tout déclarer les sinistres aux assurances, et cela dans un temps très court.
 

Quels sont les conseils à donner à ceux qui ont subi des dégâts samedi dernier ?

"Pour ce qui concerne les dégâts causés à des bâtiments, à des maisons, des magasins, il peut être intéressant de prendre des photos en situation du bien tel qu’il a été endommagé, de prendre bien sûr toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder ce qui peut l’être, et appeler son assureur rapidement. Pour ce qui concerne les exploitants agricoles, pour ceux qui sont assurés contre la grêle, il faut prévenir son assureur au plus vite, qui enverra un expert pour établir les dommages, et commencer le processus d’indemnisation" explique Stéphane Penet, directeur des assurances de dommages et de responsabilité.
 

Une fois que l’état de catastrophe naturelle aura été prononcé, qu’est ce que cela changera pour les sinistrés ?

"En ce qui concerne les dommages causés par la grêle, cela n’a aucun lien avec les catastrophes naturelles. La grêle est un sinistre qui est couvert par les contrats d’assurance. En ce qui concerne les bâtiments, tous les bâtiments sont couverts dès lors qu’ils ont un contrat d’assurance. En ce qui concerne les récoltes des agriculteurs, là c’est optionnel, il faut que les agriculteurs aient fait le choix de s’assurer. Mais dans un cas comme dans l’autre, il n’y a pas besoin de déclarer l’état de catastrophe naturelle pour que les garanties se déclenchent" ajoute-t-il.
 

Pour les personnes qui ne seraient pas soit couvertes pour certains faits, ou pas du tout assurées, que se passe-t-il pour elles ?

"Pour les agriculteurs, comme les harboriculteurs ou les maraîchers, malheureusement, il n’y en a que 15 à 20% qui sont assurés contre la grêle. Pour les autres, ils pourront bénéficier d’une indemnisation via un fonds appelé fonds de gestion de risques agricoles. Là c’est à la main du ministère de l’Agriculture car c’est un fonds de solidarité" lance Stéphane Penet.
 

Une fois que les dossiers sont établis, combien de temps faut-il attendre pour recevoir une première indemnisation ?

"C’est très variable. Pour ce qui est des bâtiments, cela peut aller très vite. Pour les récoltes, cela prend plus de temps car il faut des expertises qui permettent d’établir la part des récoltes qui a été endommagée, voir ce qui peut être sauvegardé. Cela peut prendre quatre, six à huit mois en fonction des types d’exploitations" conclut-il.
 

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Le présentateur

Florence Gault

Journaliste à RCF depuis 2005, Florence a d’abord travaillé à RCF Méditerranée, à Toulon pendant six ans, avant de rejoindre la rédaction nationale. Globe-trotter dans l’âme, elle aime partir à la rencontre de l’autre. Ce qu’elle préfère à la radio: jouer avec les sons pour vous raconter des tas d’histoires!